CHAPITRE NEUVIEME
La question des jeunes travailleuses.
C’est à la J. O. C. F. qu’il appartient de tracer le programme national des jeunes travailleuses. Pourtant les jeunes travailleurs sont trop intéressés à l’avenir moral, physique et religieux de leurs jeunes sœurs de travail pour ne pas se préoccuper de leurs devoirs fraternels vis-à-vis de celles qui doivent être demain leurs épouses et les gardiennes de leur foyer. Voilà pourquoi la J. O. C. doit s’appliquer à tous ses degrés et dans toutes ses sections à aider l’œuvre d’organisation et de relèvement des jeunes travailleuses.
Et d’abord il faut inculquer à tous les jeunes et la consitravailleurs le respect, l’estime toutes les ouvrières, quelque dération pour soit leur rang et leur profession. Tout relâchement à cet égard doit être considéré comme un manque de sentiment chevaleresque qui doit inspirer aux jeunes travailleurs l’ambition de défendre l’honneur, la réputation et la vertu des jeunes filles de la classe ouvrière. Il faut faire comprendre aux jeunes gens qu’il s’agit là d’un dépôt sacré sans lequel le relèvement de la classe ouvrière est impossible.
Que de progrès à réaliser sous ce rapport! Qu’on surveille les conversations qui détruisent la dignité de la jeune fille, qu’on proscrive les chansons qui portent atteinte à la réserve due à la compagne de travail, qu’on démasque le vantard qui se targue de sa corruption! Le jeune homme vicieux, loin d’avoir du succès auprès de ses compagnons de travail, doit être écarté comme un malheureux atteint d’une maladie contagieuse ou comme un mal- faiteur et un criminel. Que les livres, les illustrés, les films, les plaisirs, où l’honneur et la vertu des jeunes ouvrières sont flétris et bafoués soient dénoncés et combattus sans pitié.
C’est aux vaillants, aux chastes et aux purs à entreprendre cette guerre sans trève ni merci. C’est une croisade enthousiaste à entreprendre pour transformer les mœurs publiques.
LES VOEUX.
La J. O. C. demande :
1) que toutes les sections s’appliquent à inculquer aux jeunes adolescents le respect, l’estime et la considération de leurs jeunes compagnes de travail;
2) que les Jocistes luttent avec vaillance contre tout ce qui, dans les conversations, dans la tenue et dans les amusements peut porter atteinte à l’honneur et à la vertu de la jeune fille;
3) que les Jocistes n’hésitent pas à protester en public contre les abus existant dans certaines usines à personnel mixte, et contre certaines affiches, certains films, certaines publications ou certaines maisons qui souillent l’honneur de la jeune fille et provoquent à la débauche;
4) que les égards rendus à la jeune ouvrière soient la caractéristique la plus belle de tout vrai Jociste.