V – Ch. 3 – Les réunions d’étude

CHAPITRE TROISIEME

Les Réunions d’Etudes.

Ces réunions sont essentiellement une préparation à l’action, en fournissant aux membres par l’enquête et par la discussion les connaissances pratiques, la doctrine pratique qui guidera, orientera et fécondera l’action.

§ 1. – Les Cercles d’Etudes. 

NECESSITE.

Le Cercle d’études est le premier embryon d’où est sorti toute la J. O. C. Il est la première cellule qui prépare la section jociste. Il reste le noyau essentiel de toute l’activité jociste.

Pas de section jociste, pas de fédération jociste, pas d’action jociste, pas d’organisation jociste, sans, à la base, comme guide, comme moteur, comme animateur le Cercle d’Etudes.

Le Cercle d’études reste le séminaire essentiel où se recrutent et se forment les militants, les propagandistes et les dirigeants, il est le laboratoire où s’élabore, se forme, se met au point et se perfectionne toujours davantage la doctrine et la méthode jocistes; il reste le Cénacle d’où doivent sortir toujours plus d’apôtres jocistes.

Toute fondation de section jociste est précédée d’un cercle d’études; toute véritable section jociste puise continuellement sa vitalité et sa fécondité dans un bon cercle d’études; tous les véritables militants et dirigeants jocistes suivent régulièrement un bon Cercle d’études.

DIRECTION.

Normalement le Cercle d’études local est dirigé par l’aumônier local qui aime la J. O. C. et qui vit sa vie. Toute autre direction est un pis-aller, qui dénote une situation regrettable, compromet le caractère d’Action catholique de la J. O. C. et prive la section d’une direction à laquelle elle a droit.

Là où cette direction ferait défaut, c’est au secrétariat régional à pourvoir le Cercle d’un directeur compétent et vigilant qui soit jociste à fond, et qui vive la vie de la section locale en fonction de laquelle existe le Cercle d’études.

LOCAL.

Dans bien des sections, le Cercle d’études se réunit à la chambre de travail de l’aumônier. C’est d’ordinaire un local idéal… pour les jocistes, à la condition qu’il soit toujours libre à la date fixée pour la réunion.

Certes, bien des Cercles d’études se sont réunis dans des locaux délabrés, nus, froids, incommodes où la foi et l’enthousiasme d’un directeur et de quelques militants rappelaient l’ardeur des néophytes dans les catacombes et renouvellaient les miracles de la légende dorée.

Pourtant un local bien chauffé en hiver, bien éclairé, confortable et attrayant est un grand stimulant; ce doit être d’ailleurs l’ambition des membres de l’entretenir et de le garnir et c’est à tour de rôle qu’ils doivent accepter la mission de préparer le local, une demi-heure avant la réunion.

Qu’on évite des locaux qui prêtent fatalement à la distraction, qu’une cloison sépare à peine d’une salle de répétition ou d’une salle de jeu encombrée et pleine de bruit.

Que les membres du Cercle d’études se sentent chez eux, à l’aise, entr’eux au local du Cercle d’études, autour d’une table, sur laquelle ils peuvent prendre des notes, où ils trouvent des cendriers pour déposer la cendre de leur pipe et de leur cigarette, pour qu’ils ne soient pas obligés de joncher le sol de tabac et de cendres…

Si le Cercle d’études a son local régulier, cela n’empêchera pas les membres de faire ensemble une visite à une impasse et à des taudis pour y étudier sur place les effets des mauvais logements, ou une visite à des installations sanitaires, à une cité-jardín, à un secrétariat régional, à un musée industriel ou à d’autres centres sociaux intéres sants. Cette souplesse du Cercle d’études et ces rendront que plus réunions extraordinaires ne fructueuses les discussions au local habituel.

PÉRIODICITÉ.

Le point essentiel, pour le succès d’un Cercle d’études, c’est sa régularité. Il a son calendrier aux réunions à dates et à heures fixes, commençant et finissant à l’heure indiquée.

L’idéal est un Cercle d’études hebdomadaire. Aussi longtemps que les membres n’y aspirent pas, c’est qu’on n’a pas découvert les types à former ou que la méthode n’est pas jociste.

On remet toutes les autres réunions pour un Cercle d’études jociste, et celui-ci n’est jamais supprimé, ni changé, ni abandonné pour aucune autre réunion. Aussi longtemps qu’on n’adopte pas ce principe intangible, on n’a pas compris la valeur du Cercle d’études.

MEMBRES.

Avant la fondation d’une section jociste, l’Aumônier ou le militant qui est chargé de fonder la section, cherche les 3, 4 types capables de lancer le groupement: Ils seront choisis parmi les travailleurs qu’on veut conquérir, et on veillera à ce qu’ils appartiennent bien au milieu qu’on veut travailler. Ensemble on fera une enquête sur les jeunes travailleurs de la localité, sur les industries et les entreprises auxquelles ils appartiennent, su leurs conditions de travail et de vie. On expliquera concrètement le but et les moyens d’action de la J. O. C. en se servant des situations révélées par l’enquête et en s’appuyant sur les exem. ples des autres sections. On cherchera les premiers camarades avec lesquels on pourrait fonder la section.

Les premiers mois après la fondation de la nouvelle section, on continuera l’étude de l’organi sation de la section, on initiera les membres aux fonctions des dirigeants et on préparera les pre mières réunions et les premières réalisations. Entretemps les pioniers du Cercle d’études auront eu l’occasion de s’adjoindre de nouveaux militants. ils auront été mis en rapport avec l’organisation régionale et pourront alors en Cercle d’études prendre part au programme d’études et d’action de cette période de l’année.

Un Cercle d’études d’une section ordinaire ne peut jamais compter plus de 15 membres, sinon la collaboration effective de tous les membres devient impossible. Il vaut mieux alors dédoubler; deux cercles d’études de 8 membres valent plus qu’un cercle d’études de 16.

Dès qu’une section existe depuis 2 ans, il faut chercher à créer 2 Cercles d’études : un pour les aînés et un pour les plus jeunes. C’est le seul moyen de bien adapter la matière à l’âge et aux besoins des membres et surtout de veiller au recrutement continuel de nouveaux militants.

Dans une grande section il ne faut pas hésiter à multiplier les Cercles d’études en les adaptant à l’âge et à la mentalité des membres : un pour jocistes, un pour débutants, un pour aînés et un autre intermédiaire, si on le juge utile. L’Aumônier ou le même directeur ne doit pas se charger de tous ces Cercles d’études. On aura découvert entretemps parmi les meilleurs dirigeants, ceux qui seront à même de donner une véritable allure jociste à ces différents cercles.

METHODE.

Un Cercle d’études n’est pas une classe où un professeur donne des leçons ou un cours suivi à des élèves.

Ce n’est pas non plus une tribune à laquelle où un ou plusieurs orateurs viennent donner des conférences ou des causeries sur des sujets déterminés.

Un Cercle d’études est une réunion de militants qui examinent ensemble les sujets qui sont à l’ordre du jour de la J. O. C., qui mettent en commun leurs observations, leurs constatations, leurs appréciations; qui se forment ensemble un jugement, une conscience, une conviction à propos des situations, des objections et des difficultés soulevées; qui cherchent ensemble les meilleurs moyens, les meilleures réponses, les meilleures solutions pour faire aboutir les initiatives proposées, pour vaincre les obstacles et pour faire triompher l’idéal jociste dans les cas présentés.

Toute la méthode du Cercle d’études est à base d’enquêtes collectives: les membres situent le pro blème dans leur localité, dans leur sphère d’action; ils montrent par des exemples, des cas vécus, comment le problème se pose dans leur commune, dans leur usine; ils apprennent ainsi à voir chaque problème dans sa réalité concrète, apprennent à le juger au point de vue de ses causes et de ses ccnséquences, et décident ensemble comment ils ont à agir dans les circonstances déterminées.

Tous les problèmes ne sont pas examinés à fond: ceux-là seuls qui seront à l’ordre du jour de la journée d’études et qui doivent conduire à une réalisation collective ou à une campagne d’ensemble.

Ce système d’enquête collective ne peut jamais paraître indiscret, tracassier, policier, mouchard. L’esprit dans lequel l’enquête se fait, le mobile qui la fait entreprendre, le but auquel elle mène, tout l’empêche de dégénérer en personnalités et en rapportages. Elle a aussi pour but de faire comprendre la nécessité des interprétations et des réserves, de développer l’esprit d’observation, de prévenir la tendance à la généralisation, d’empê cher la déclamation, le verbiage, l’utopie; de lutter contre certaines doctrines et théories simplistes si souvent répandues dans le milieu du travail.

PROGRAMME.

Le Cercle d’études ne vit pas à côté du mou vement, il en est le moteur. Tout ce qui est à l’ordre du jour, au programme du Cercle d’études, prépare à l’action jociste, en est la première étape et la mise en train. Le programme n’est donc jamais abandonné aux préférencs personnelles, au caprice du directeur.

Tous les Cercles d’études d’une même région préparent la matière de la journée d’études régionale, qui elle-même est déterminée par le programme annuel d’études et d’action de l’organisa tion nationale.

Au début de chaque période, un bon Secréta. riat régional distribue les différents points et les différents aspects d’une enquête et d’un sujet entre les différents Cercles d’études qui ainsi collaborent effectivement à la préparation de la journée d’études et mettent en commun leurs observations et leurs constatations pour aboutir à une vue d’ensemble de la situation dans la région.

Si cette méthode est suivie dans toutes les fédérations régionales, on aboutit ainsi vraiment à une vue synthétique de la situation de la jeunesse ouvrière dans tout le pays par rapport aux questions qui sont à l’ordre du jour de la J. O. C. Ainsi peuvent se déclancher avec succès les campagnes générales, et aboutissent à des réalisations fecon des les enquêtes menées dans les centaines de Cercles d’études du pays.

Cette large perspective de la collaboration et de la coordination de tous les efforts pour le progrès et l’aboutissement du programme jociste doit être continuellement rappelée aux membres des Cercles d’études. Elle doit les stimuler à la discipline enthousiaste et produire une véritable émulation entre toutes les sections. Elle empêche es vues étroites et étriquées, prévient les déviations, prémunit contre le dilletantisme, et crée véritablement une âme commune et un esprit commun.

ATMOSPHERE.

Cette méthode de l’enquête collective, simple et cordiale, suppose une atmosphère de camara deric, d’intimité, de confiance mutuelie qui doit caractériser le cercle d’études de militancs. Ceux. ci ne sont pas des étrangers les uns pour les autres, intimidés les uns par les autres, arrêtés par le respect-humain, n’osant pas fraternellement se communiquer leurs constatations, leurs impressions, leur manière de voir. Il faut que dès le début une franche et loyale amitié unisse les inembres du Cercle d’études. Cette atmosphère d’intimité sera grandement facilitée par l’esprit surnaturel, le véritable esprit d’apostolat que le directeur parviendra à infuser aux militants, qui y viendront non Four eux-mêmes, ni par vanité personnelle, mais pour se dévouer à leurs frères de travail.

PREPARATION.

Le travail en commun au Cercle d’études ne s’improvise point: Il suppose de la part du directeur une préparation minutieuse. Avant le Cercle d études il a vu l’un ou l’autre militant, a parlé avec lui de l’enquête ou du sujet; ensemble ils ont trouvé des cas, des faits et des exemples qui pourront amorcer d’autres communications et d’autres discussions.

Le Cercle d’études ainsi compris demande à être mieux préparé qu’une leçon ou une conférence. Il est par le fait même infiniment plus fé:ond que n’importe quel long exposé que les membres viendraient simplement écouter.

Les vrais militants jocistes ne se forment que dans de tels Cercles d’études.

§ 2. – Le Cercle d’études Régional.

Les remarques faites ci-dessus ne s’appliquent pas seulement aux cercles d’études locaux, mais encore au cercle d’études central où se forment les propagandistes de la fédération régionale. Ceux-ci, pris parmi les militants des sections, doivent se réunir périodiquement sous la direction de l’aumônier régional et du permanent régional pour promouvoir efficacement la vie et l’action jocistes dans la région.

Soit qu’ils dirigent des Cercles d’études locaux, soit qu’ils visitent régulièrement les sections, soit qu’ils veillent aux pôles d’entreprise, soit qu’ils soient chargés des services régionaux, soit qu’ils préparent les réunions régionales, ils ont besoin de se former à leur tâche difficile dans un Cercle d’études régional. Ici aussi la régularité est une condition essentielle de succès et aucun aumônier régional ni aucun permanent ne peut trouver de besogne plus urgente et plus féconde que la tenue régulière d’un bon Cercle d’études régional.

§ 3. – Les Journées d’études régionales.

Trois fois par an tous les militants des Cercles d’études d’une même fédération ou d’une même Sous-fédération régionale se réunissent en journée d’études.

Les dates de ces journées d’études ont été fixées au dernier Comité Régional de l’exercice précédent et communiquées avec les autres dates du calendrier régional à toutes les sections.

Ce sont des journées de militants, présidées par le Comité régional, qui marquent les étapes de l’activité régionale, mettent en commun les travaux de tous les Cercles d’études, résument les résultats obtenus et orientent les recherches, les réalisations et les initiatives subséquentes. Ce sont les points culminants de la vie jociste dans une région, et toute autre activité jociste doit céder le pas devant elles.

L’ordre du jour qui est le même pour toutes les régionales a été déterminé pour toute l’année par le programme général d’études et d’action, a été développé par les Bulletins des Dirigeants de chaque période, et a été préparé dès le début de cha que période par les enquêtes et les travaux de tous les Cercles d’études de la région.

Des rapporteurs désignés par le Comité régional, ont reçu les résultats des enquêtes des Cercles d’études un mois avant la date fixée pour la journée d’études; ils ont pu ainsi les ramener à une vue d’ensemble, et proposer à l’assemblée des militants les conclusions mûrement préparées.

Une discussion est alors ouverte par le président, et les délégués des différents Cercles d’études peuvent insister sur certains aspects de la question, mettre en relief certains faits et proposer quelques nouvelles résolutions.

La journée d’études permet aussi au permanent ou au secrétaire régional de donner un rapport moral sur la situation de la régionale et d’attirer l’at tention des délégués sur certains points d’activité ou d’administration du mouvement.

La journée d’études sera coupée par un repas fraternel suivi d’une courte récréation, pendant lesquels les chants, les toasts, les déclamations et les jeux permettront aux boute-en-train de la régionale de découvrir aux délégués de nouveaux moyens de rendre les réunions jocistes plus joviales, plus gaies et plus jeunes.

Le succès d’une journée d’études dépend de sa préparation. Elle n’est pas une manifestation de masse, elle est essentiellement une réunion de militants. La préparation de la salle, le soin du service pendant les repas développent le goût, l’ordre, la tenue et la politesse. Le silence de l’auditoire, le sérieux des rapports, la ferveur des discussions développent la discipline, l’émulation et l’enthousiasme.

Les journées d’études sont pour tous les militants des bains qui les réconfortent et les raniment. La régularité, le sérieux, les succès croissants des journées d’études sont le baromètre le plus sûr de la vitalité du mouvement.

Il est inutile de rappeler que le Secrétariat Général est toujours invité et représenté à toutes les journées d’études.

§ 4. – Les Semaines d’études.

Chaque année le Secrétariat Général convoque tous les dirigeants et tous les militants du pays à une Semaine d’études. Il cherche un établissement d’instruction assez grand avec une chapelle, des salles d’études, un réfectoire, un dortoir, des cours assez spacieux pour permettre aux centaines de semainiers de prendre part aux grandes manoeuvres jocistes.

Nulle part la discipline, la ferveur, l’enthousiasme, l’endurance jocistes ne se manifestent avec un éclat aussi impressionnant qu’aux Semaines d’études de la J. O. C.: près d’un millier de militants abandonnent chaque année quatre jours de travail et de salaire, sacrifient une grande part de leurs économies, s’astreignent à un long effort d’attention et de compréhension, et donnent le spectacle unique d’un immense état-major qui ne recule devant aucun sacrifice pour mener l’armée jociste à la victoire.

La Semaine d’études résume l’expérience acquise par l’organisation, l’étude et l’action pendant les années passées et prépare l’activité de l’étape nouvelle; elle explique un aspect important du programme jociste, remet au point les méthodes de formation, et déclanche avec ensemble une offensive et une campagne.

Les leçons de la semaine exposent concrètement la doctrine propagée par la J. O. C. Les discussions permettent aux militants de communiquer aux camarades de toutes les régions l’expérience de leurs enquêtes, de leurs initiatives, de leurs échecs et de leurs succès. Les exercices religieux – messe, communion, salut, procession – transforment la semaine d’études en une retraite spirituelle aussi féconde qu’émouvante, où la piété jociste peut se donner libre cours sans le moindre respect humain ni la moindre contrainte. Les repas, servis par les jocistes, habituent les semainiers à une serviabilité, une tenue, une correction aussi fraternelle que formative. Les récréations offrent l’occasion d’entretiens familiers, de démonstrations sportives, de jeux en plein air aussi animés que variés. Les soirées dramatiques et musicales offrent tout un répertoire pour l’organisation si urgente des loisirs ouvriers, des séances et des fêtes. Les excursions et les visites initient les jeunes gens aux beautés de la nature, aux richesses des musées, aux progrès des installations hygiéniques et de la rationalisation industrielle. Toute la Semaine d’études est combinée pour donner à des futurs chefs de l’organisation ouvrière la formation la plus intensive et la plus complète.

Aussi toutes les fédérations régionales se font un honneur d’envoyer à la Semaine d’études l’équipe la plus nombreuse et la mieux choisie pour assurer à l’expansion de la régionale les meneurs les plus zélés et les propagandistes les plus enthousiastes. Aussi longtemps qu’une section locale ne compte pas dans son comité ou dans son cercle d’études des militants et des dirigeants qui ont assisté à une Semaine d’études et en ont remporté une empreinte ineffaçable, elle ne peut se dire assurée d’avoir le véritable esprit et la vraie marque de fabrique de la J. O. C.

Dans l’histoire merveilleuse de l’ascension jociste, les Semaines d’études marquent les étapes les plus brillantes et indiquent les échelons les plus marquants.

Personne ne saura exagérer l’influence décisive que les Semaines d’études ont sur l’orientation de la J. O. C.

Pendant ces jours bénis, loin de l’atmosphère souvent trouble de l’usine, à l’abri de la vie trépidante de nos régions industrielles, une élite toujours plus nombreuse a appris à goûter les joies claires de la camaraderie jociste, a découvert le réconfort durable de l’amitié jociste, s’est sentie soudée ensemble par un esprit de corps inconnu jusqu’alors et a entendu l’irrésistible appel de l’apostolat jociste.

Si à l’intérieur de la J. O. C., l’influence des Semaines d’études est décisive pour le mouvement, que dire de leur impression sur le pays : toute la presse est unanime à leur consacrer une attention plus vifs: ennemis et un intérêt de plus en et adversaires doivent reconnaître qu’il y a là une richesse intellectuelle et une grandeur morale avec laquelle il faut compter; amis et sympathisants ont compris qu’il y a là plus qu’une promesse et plus qu’une espérance, mais l’aurore certaine d’un glorieux renouveau.