V – Ch. 4 – Les retraites et les récollections

CHAPITRE QUATRIEME

Les Retraites et les Récollections.

§ 1. Les Retraites Annuelles.

LA TRADITION JOCISTE.

Dès son origine, la J. O. C. a montré tout le prix qu’elle attachait aux Retraites et aux Récollections de ses militants.

Dans le « Manuel de la J. O. C. », qui a paru en 1925 et qui a servi de torche pour allumer partout la flamme jociste, tout en éclairant la voie que devaient suivre les premiers dirigeants, nous trouvons les indications que voici :

« Dans les circonstances où nous vivons et dans lesquelles s’exerce notre apostolat, la formation surnaturelle de nos propagandistes et de nos dirigeants est une question capitale.

» Le recueillement, la réflexion, la prière sont indispensables dans notre vie quotidienne et doivent être périodiquement stimulés et fortifiés. C’est la tâche des Récollections trimestrielles et des Retraites annuelles.

» Restons-y fidèles coûte que coûte, acceptant de mortifier notre besoin d’agir, pour assurer, par une vie intérieure intense et régulière, l’efficacité de notre apostolat Jociste..

» Tous les détails matériels étant bien prévus, on veille surtout à garder aux Récollections comme aux Retraites un esprit de ferveur et de recueillement. »

Après cinq ans d’efforts intenses et continus, nous pouvons constater, avec joie, que notre J.O.C. est restée fidèle à ses résolutions du début et que la plupart de nos dirigeants ont bien exécuté les directives données.

Notre mouvement doit à la pratique régulière des Retraites et des Récollections bon nombre de ses meilleurs militants. C’est dans la réflexion et la prière qu’ils ont puisé ces convictions solides, cette ardeur généreuse, cette inébranlable fermeté qui les distinguent.

Mais pourtant notre service des Retraites et des Récollections doit encore réaliser d’immenses progrès. Nos 18 fédérations régionales devraient organiser chaque année au moins 60 retraites avec 3.000 retraitants bien choisis. Tous les anciens retraitants devraient participer chaque trimestre à une bonne journée de récollection. Les dirigeants des sections devraient aider davantage les militants qui ont participé aux Retraites et aux Récollections à tenir leurs résolutions et à exercer leur zèle apostolique.

Nous sommes particulièrement encouragés à déployer un grand effort pour développer et perfectionner nos Retraites et nos Récollections par la Lettre Encyclique que S. S. le Pape Pie XI vient de publier.

IL EST NECESSAIRE DE SPECIALISER LES RETRAITES.

On peut aisément, dans chaque Région, organiser des Retraites exclusivement Jocistes, réservées aux militants Jocistes.

Il n’est pas admisible que des dirigeants jocistes régionaux ou locaux participent à des Retraites communes de « dirigeants d’Action catholique » sous prétexte d’union et de fraternisation. Les Retraites n’ont pas pour rôle de permettre à des dirigeants d’œuvres de faire connaissance et de fraterniser. On peut aisément organiser pour cela des réunions spéciales : des Congrès, des Journées d’études, etc. La Retraite a pour but de permettre au Retraitant de se sanctifier dans le recueillement, la réflexion et la prière. Pour atteindre ce but, elle doit être aussi spécialisée et aussi adaptée que possible. Or, les besoins d’un véritable militant jociste sont très différents de ceux d’un vrai militant universitaire ou paysan.

Nous ne pouvons pas non plus admettre qu’on mélange des jocistes de 15 à 20 ans avec des hommes mariés de 35 à 50 ans. De pareilles pratiques sont nettement opposées aux directives pontificales.

Dans les grandes fédérations régionales on peut pousser plus loin la spécialisation des Retraites en organisant une Retraite pour les militants de plus de 17 ans et une Retraite pour les militants de 15 à 17 ans. Il est utile aussi de séparer, si possible, les militants de plus de 17 ans qui ont déjà fait avec fruit une bonne Retraite de ceux qui n’en ont pas encore fait.

Le principe de l’adaptation et de la spécialisation entraîne une deuxième conséquence: il faut demander pour les Retraites Jocistes des prédicateurs qui soient bien au courant de la situation et des besoins des militants jocistes; qui sachent adapter leur manière de parler, les exemples qu’ils citent, les conseils qu’ils donnent à la mentalité et à la vie des jeunes salariés; qui puissent aisément gagner la confiance de ceux-ci.

Enfin, dans les Retraites les plus spécialisées, on doit se préoccuper de faciliter l’adaptation individuelle en réglant toutes choses de manière à ce que le Prédicateur puisse causer à son aise avec chacun des Retraitants. Ceci devient difficile dès que le nombre des participants à la Retraite dépasse quarante.

Aussi longtemps que tous les militants ne trouveront pas des maisons, des prédicateurs et des ressources pour leur procurer le bienfait d’une retraite annuelle, on ne peut pas songer à mener de simples Jocistes en Retraite, ce serait un gaspillage de temps, de force, d’argent tout à fait déraisonnable.

Voici quelques conseils au sujet du choix des militants à envoyer en Retraite.

On prendra des jeunes gens réfléchis, raisonnables, équilibrés; capables de comprendre les instructions et de réfléchir sérieusement; capables aussi de persévérer dans un dessein et de se montrer généreux.

On donnera la préférence à ceux qui, réunissant ces qualités, ont déjà fait preuve de dévoûment envers la section ou la fédération ou bien exercent une réelle influence sur un groupe de camarades.

On écartera résolument ceux qui ne songent qu’à jouer, à faire des farces, du tapage, qui ne parviennent pas à se taire.

Il y a des jeunes gens généreux, toujours prêts à rendre service au Comité, à vendre des journaux, à faire des démarches, mais qui sont fort légers, inconstants, bavards. Ils pourront être employés très utilement par une section jociste, mais ils ne doivent pas être envoyés à nos Retraites.

Il est à remarquer que l’on doit souvent inviter à la Retraite des jeunes gens manifestant de grands défauts, manquant de piété, ayant commis des fautes notoires, peu actifs dans le service de la section.

Les Retraites ne sont pas réservées uniquement aux Jocistes excellents, mais à ceux qui sont capables de le devenir.

LES RETRAITES JOCISTES DOIVENT AVOIR LIEU DANS DES MAISONS BIEN CHOISIES.

Avant de commencer à recueillir les inscriptions pour la Retraite, on devra être fixé sur la date à laquelle elle aura lieu et sur la maison dans laquelle les Retraitants devront se rendre.

On doit donc, autant que possible, choisir une maison où rien ne vient distraire le Retraitant de la grande, de la seule affaire qu’il doit traiter pendant ces jours bénis de solitude.

Chaque Retraitant doit disposer d’une chambre bien close, confortable et gaie, où il se sente bien chez lui, et dans laquelle il puisse bien réfléchir, prier, écrire, lire; sans que rien vienne le troubler. La maison doit être bien tenue, éclairée, chauffée. Tout doit être disposé de façon à rendre le séjour agréable sans toutefois provoquer à la dissipation ou à la paresse. Les menus doivent être suffisants et bien préparés.

LA DATE DES RETRAITES DE TROIS JOURS DOIT ETRE FIXÉE LONGTEMPS D’AVANCE

Il est clair que les Retraites Jocistes doivent comporter trois jours pleins. Les retraitants doivent arriver tous ensemble et partir tous ensemble. Les organisateurs doivent se montrer intransigeants sur ce point. La Retraite commence donc un soir, assez tard, par une instruction d’ouverture! elle se termine trois jours après, vers 4 heures de l’après-midi, par le salut de clôture. Si on arrive le same li soir on part donc le mardi vers 4 heures de l’après- midi.

Cette durée de trois jours pleins est un strict minimum pour une Retraite vraiment fructueuse. Ce n’est, en effet, que le second jour que les re- traitants sont vraiment « pris » par les Exercices et ils ont besoin du troisième jour pour exploiter l’impression produite dans leur âme et délibérer sur les résolutions nécessaires.

Les Exercices d’une Retraite s’enchaînent, le premier préparant le second, le deuxième préparant le troisième et ainsi de suite. Il n’est donc pas admissible que des retraitants arrivent seulement quand commence la deuxième ou la troisième méditation.

Certaines Fédérations régionales s’efforcent d’obtenir la disposition d’une Maison de Retraites pour les dates où se présente « un pont », c’est à dire un jour de congé joint à un dimanche ou à une fête chômée.

Avec la multiplication des Retraites Jocistes on devra bien se résigner à organiser des Retraites « sans pont ». D’autant plus qu’il n’est pas recommandable d’éloigner des Jocistes de leur paroisse à toutes les grandes fêtes.

LA RETRAITE DOIT ETRE UN EVENEMENT IMPORTANT DANS LA VIE DE CHAQUE SECTION.

Si les meilleurs militants profitent pleinement de leur Retraite, toute la Section et chacun de ses membres en bénéficieront largement.

Il n’y a peut-être pas d’événement plus heureux pour une section qu’une bonne Retraite de ses militants.

Il est donc juste et raisonnable que tous les Jocistes de la section s’intéressent à la Retraite des militants et à son succès. On devra donc leur en dire souvent quelques mots, leur expliquant brièvement la nature et l’importance de la Retraite et leur demandant leurs concours spirituel surtout sous forme de prières, leur concours matériel auss sous forme de dons au Fonds spécial Régional des Retraites et Récollections.

De cette façon, on fera mieux comprendre à tous les membres l’importance des valeurs spirituelles et on fera peut-être germer parmi eux des vocations de militants.

Au jour du départ pour la Maison de Retraites, il est bon qu’une petite délégation de la section conduise les Retraitants à la gare pour les saluer au moment de leur embarquement.

LES EXERCICES DE LA RETRAITE.

1) Le Saint Sacrifice de la Messe. Chaque journée de Retraite commence par le Saint Sacrifice de la Messe.

Les Jocistes y assisteront en s’associant intimement au grand drame qui se joue sur l’autel, en s’offrant avec la Sainte Victime afin d’obtenir pour leurs compagnons de Retraite et pour eux-mêmes le pardon des fautes commises, la grâce de voir clair et de vouloir énergiquement « ce qu’il y a de mieux ».

Les Retraitants apprendront pendant la Retraite à participer vraiment au Saint-Sacrifice.

2) Les instructions du Prédicateur.

Le Prédicateur d’une Retraite Jociste est chargé de proposer aux retraitants d’une manière claire et compréhensible, d’une manière qui les frappe et les émeuve, les vérités dont ils ont le plus besoin. Il doit leur montrer l’application possible de ces vérités à leur vie quotidienne, leur signaler les dangers qu’ils courent, les moyens dont ils disposent pour devenir meilleurs et plus heureux, pour faire du bien à leurs frères.

Les instructions ne peuvent pas durer plus de quarante minutes.

3) Les réflexions en chambre.

C’est l’exercice le plus important de la Retraite Jociste. Tous les autres peuvent se réaliser dans une certaine mesure ailleurs. Nulle part des jeunes travailleurs ne peuvent trouver des facilités comparables à celles que leur offre la Maison de Retraite pour réfléchir à leur aise, sérieusement, profondément.

Rentré en chambre après l’instruction, le retraitant doit se mettre à genoux en présence de Dieu et réfléchir longuement au sujet de l’instruction. S’appliquer à lui-même les vérités éternelles. En tirer des conclusions pratiques. En parler familièrement à Dieu.

Il peut s’aider du résumé qu’on lui a remis. Le relire plusieurs fois lentement. Enfin, il peut inscrire quelques notes sur son calepin de retraite.

Sous aucun prétexte, on ne peut omettre, négliger, abréger les réflexions en chambre. Celles-ci doivent durer au moins une demi-heure après chaque instruction.

4) Les Prières Vocales.

Au cours de la Retraite Jociste les prières vocales sont assez fréquentes et assez variées.

Les Retraitants peuvent y trouver un grand plaisir s’ils les récitent avec attention et avec cœur. Qu’ils songent à toutes les grâces qu’ils peuvent obtenir pour leurs compagnons et leurs sections en priant vocalement.

Il est désirable de trouver parmi les retraitants des militants qui parviennent à bien diriger la récitation du chapelet, les exercices du Chemin de la Croix, les chants collectifs. Ils rendront de grands services dans les Récollections trimestrielles.

5) Les temps libres.

L’ordre du jour laisse des « temps libres ». Ce sont des intervalles à la fois très précieux et très dangereux.

Après avoir arrangé les petites affaires qu’ils ne peuvent régler pendant le temps des réflexions ou pendant les autres exercices, les Retraitants utiliseront les temps libres pour compléter leurs notes, relire certains passages, poursuivre certaines réflexions, examiner certains faits du passé, rendre visite au Divin Maître à la Chapelle et même au besoin se reposer un peu.

6) Les Conférences Jocistes.

Au cours de la Retraite, l’Aumônier Régional ou un autre Dirigeant Jociste expérimenté parlera aux Retraitants des grands secours que la J. O. C. procure au jeune travailleur, et surtout au bon militant, pour réaliser sa magnifique destinée, pour éviter les grands dangers qui le menacent, et répandre sur l’adolescence salariée d’immenses bienfaits.

7) Les Repas et les Récréations.

Dans beaucoup de Retraites on garde le silence à table et on écoute la lecture d’un livre instructif et édifiant. Ce système est excellent à trois conditions: que le livre soit très intéressant, que les lecteurs soient bien exercés et lisent très clairement, que le service soit parfaitement organisé de façon à ce que chaque Retraitant reçoive rapidement tout ce dont il a besoin, sans devoir rien demander ou dire.

Si ces conditions ne sont pas réalisées, le maintient du silence est très difficile et le résultat obtenu est moins bon qu’en permettant aux Retraitants. de causer entre eux.

Souvent, il vaut mieux considérer le temps des repas, comme une partie des récréations, Pendant celles-ci, on doit procurer aux Retraitants une vraie détente, un très bon repos, mais on doit s’opposer avec fermeté aux « chahuts », aux « gamineries », aux « disputes ». Tout cela dégrade le militant, le dissipe, nuit à la Retraite.

Il faut que les repas et les récréations fassent du bien aux Retraitants, les aident, leur procurent la paix et la joie, les disposent à mieux prier et à mieux réfléchir.

§ 2. Les Récollections trimestrielles. 

LE VERITABLE ROLE DES RECOLLECTIONS JOCISTES.

Des hommes expérimentés diront que dans l’œuvre de la formation spirituelle des apôtres jocistes on peut attribuer aux Retraites le quart du travail, aux Récollections le second quart, à la Direction spirituelle ordinaire le troisième quart, aux lectures et aux réflexions quotidiennes le quatrième quart. Il s’agit, bien entendu, des agents humains qui collaborent avec la grâce divine. Celle-ci a toujours le rôle premier et principal.

Les Récollections jocistes ont surtout pour but : 

1) de renouveller pour les anciens retraitants le souvenir de la Retraite et de raviver leurs bonnes dispositions;

2) de permetre aux anciens retraitants de contrôler les résultats obtenus dans l’application de leurs résolutions et, au besoin, de prendre des résolutions complémentaires;

3) de préparer un certain nombre de bons militants ou de jeunes gens capables de le devenir à participer à une prochaine Retraite;

4) de développer la vie intérieure et l’esprit apostolique chez les jeunes gens de ces différentes catégories.

LE CARACTERE FEDERAL ET LA SPECIALISATION DES RECOLLECTIONS JOCISTES.

Les Récollections jocistes sont des affaires très sérieuses et très importantes dont dépend l’avenir des groupements. Mais ces Récollections ne peuvent faire un bien sérieux aux bons militants que si elles durent un temps suffisant, si elles se lont dans une atmosphère de recueillement, si elles permettent aux participants de réfléchir sérieusement et d’avoir un entretien avec le prédicateur. Les organisateurs doivent donc se montrer sévères dans les invitations qu’ils adressent et s’inspirer des règles qui sont indiquées plus haut pour le recrutement des retraitants. Il est très utile de spécialiser les Récollections, car les militants exercés ont d’autres besoins que les nouveaux militants et surtout que les futurs militants.

Les Récollections doivent avoir un caractère fédéral : elles doivent grouper les militants de plusieurs sections. Les essais de récollections séparées pour certaines sections ont presque toujours abouti à des échecs. Ou bien on avait trop de participants et le niveau spirituel baissait au détriment des militants. Ou bien le nombre de participants était tellement réduit qu’il ne justifiait plus l’organisation d’une récollection particulière.

Il est évident que des dirigeants jocistes ne peuvent jamais admettre la participation de nos militants à ces récollections mixtes qui réunissent des jeunes gens vivant dans des milieux différents.

Dans chaque fédération jociste doit exister in service des Récollections et Retraites chargé de préparer ces exercices et de veiller à ce que les bons militants des différentes sections participent d’une manière régulière aux Récollections organisées pour eux. Ce service doit accorder une attention toute particulière aux anciens retraitants. 

LES EXERCICES D’UNE RECOLLECTION JOCISTE.

Une Récollection jociste commence toujours par la Messe, pendant laquelle l’occasion est donnée aux participants de se confesser et de communier. Viennent ensuite trois instructions suivies chacune de dix minutes au moins de réflexion et de prière mentale. Dans les intervalles, entre les instructions, les participants récitent en commun le Rosaire, font le Chemin de la Croix et chantent quelques cantiques. Pendant ces intervalles aussi, le Prédicateur appelle successivement tous les assistants. A midi, un dîner chaud réunit tous les participants; il est suivi d’une récréation bien organisée qui facilite l’attention au cours des exercices de l’après-midi et permet encore au prédicateur de causer avec quelques militants. La journée se termine par un Salut et par une petite réunion amicale où l’on examine quelques questions d’apostolat.

Il n’est pas à conseiller, dans la plupart des cas, de prévoir une séance de Cercle d’Etudes au milieu des exercices, car l’expérience montre que ces séances nuisent d’ordinaire au recueillement.

L’ORGANISATION MATERIELLE D’UNE RECOLLECTION JOCISTE.

Il est nécessaire de préparer soigneusement à l’avance tous les détails matériels d’une journée de Récollection.

Le calendrier des Récollections fédérales doit être fixé longtemps à l’avance. Les convocations doivent être envoyées bien en temps. Elles doivent être appuyées d’autres démarches personnelles et confirmées à la dernière minute par un rappel.

Le local doit être retenu et préparé. Les repas doivent être l’objet de soins spéciaux. Le matériel pour les récréations doit être prêt et en bon état. Des livres de prières ou de chants doivent être disponibles en quantité suffisante.

On doit prévenir tous les participants qu’ils ne seront admis qu’à condition de participer à tous les exercices de la Récollection et qu’ils ne pourront pas quitter le local dans le courant de la journée.

LES ABUS A EVITER.

Les organisateurs des Récollections fédérales doivent s’efforcer de rendre celles-ci aussi agréables et attrayantes que possible, sans nuire le moins du monde à l’atmosphère de recueillement et de prière qui est indispensable. Mais, ils doivent s’opposer à ce que des Jocistes quelconques se joignent aux militants et menacent de distraire ceux-ci.

Les organisateurs doivent veiller à ce que les mêmes participants reviennent régulièrement et à ce que les sections n’envoient pas d’autres délégués à chacune des Récollections d’une même série.

Chaque Fédération régionale doit disposer du personnel nécessaire pour l’organisation et la con duite des Récollections, de façon à ne pas fatiguer outre mesure le Prédicateur dont la tâche est, en tous cas, très rude.