V – Ch. 8 – Les publications jocistes

CHAPITRE HUITIEME

Les publications jocistes

L’importance de la presse augmente de jour en jour. Plus personne ne la conteste. Qui pourrait encore contester ou sous-évaluer l’importance primordiale de la presse jociste pour la formation et la conquête des jeunes travailleurs? Ceux-ci sont continuellement sollicités par la presse sportive. par les ciné-revues, par les illustrés soi-disant neutres et artistiques, par les romans policiers et populaires, par les journaux socialistes.

Qui dira les ruines causées par la lecture auprès des adolescents et des jeunes salariés ? 11 suffit de s’être attardé pendant quelques heures le soir, avant le départ des trains ouvriers, aux aubettes des gares et des environs des gares, pendant l’heure de midi et le dimanche matin aux étalages et aux vitrines des libraires et des marchands de journaux ou d’avoir fréquenté quelques bibliothèques publiques pour savoir quelle littérature lisent les jeunes ouvriers et les jeunes employés.

La J. O. C. est fière de ses publications. Elle y attache un soin extraordinaire et ne recule devant aucun sacrifice ni devant aucun effort pour rendre ses publications aussi attrayantes, aussi éducatives que possible. Aucune organisation de jeunesse du monde entier ne peut se vanter d’avoir des jour naux et des bulletins aussi bien adaptés que les journaux et les bulletins jocistes. Si la J.O.C. n’est pas un simple mouvement d’idées, elle est encore moins une coalition d’appétits et une ruée après des avantages matériels. La J. O. C. sait que ce sont les idées qui conduisent le monde, que c’est l’intelligence qui dirige la volonté, que l’adolescence et la jeunesse sont l’âge par excellence de la formation.

§ 1. – Le Journal JOC.

Aux adolescents et aux jeunes salariés la J. O. C. a l’ambition d’offrir un organe illustré, qui soit le miroir fidèle de son organisation, la tribune éloquente de son programme, la vulgarisation de toutes les connaissances professionnelles, techniques, sociales, littéraires, artistiques, morales et religieuses, utiles et nécessaires au véritable relèvement de la jeunesse ouvrière. Par son journal, la J.O.C. veut entrer chaque semaine dans toutes les familles jocistes, y être l’ami attendu et aimé qui apporte chaque samedi la bonne nouvelle qui repose des fatigues de la semaine, qui distrait des laideurs et des vulgarités, qui attire vers les joies intellectuelles et spirituelles, qui réconforte le cœur et éclaire l’esprit. Pour ceux qui n’ont pu assister aux réunions, JOC est le propagandiste éloquent qui, dans le cœur à cœur de la lecture, apporte les nouvelles du mouvement, ranime le courage et refait les convictions. Plus le mouvement s’étend, plus le nombre des Jocistes croît, plus l’importance du journal augmente. La masse n’assiste pas régulièrement à des réunions, le journal les atteint et les retient chaque semaine. Plus il est intéressant, mieux il est illustré, plus il éloigne des autres publications dangereuses. Il doit deve nir le grand outil de pénétration jociste dans le milieu du travail et dans le milieu ouvrier. Les militants doivent le répandre et le vendre dans tous les ateliers, dans toutes les usines et dans tous les quartiers ouvriers. Quel noble apostolat que celui des camelots jocistes, qui chaque semaine s’appliquent à placer quelques numéros et qui sont les messagers infatigables de la bonne nouvelle jociste!

Faut-il dire que le journal jociste doit être mieux utilisé, mieux commenté dans toutes les réunions jocistes, qu’il doit servir à fournir des exemples, des faits vécus de cran, de propagande, et des réalisations du mouvement?

Jamais nous ne cesserons de battre le rappel pour une collaboration plus intense, plus intelligente à l’illustration et à la rédaction de notre journal. Que de photos de réunions, d’excursions, de locaux, de fêtes, de sites, d’installations d’industries pourraient être fournies par des photographes amateurs. JOC ne devrait pouvoir publier que de l’inédit, du vécu, du vrai jociste. Il en est de même de faits de cran, de propagande, des scènes ouvrières qui devraient être croqués par les reporters jocistes et communiqués à la rédaction.

Les vrais militants jocistes ne devraient reculer devant aucun effort pour répandre leur journal. Que de sections, que de communes où des progrès considérables devraient être faits sous ce rapport; une section qui néglige la propagande pour le journal n’a pas l’esprit jociste.

§ 2. – Le Bulletin des Dirigeants.

Si JOC est l’outil de formation indispensable aux membres, le B. D. est l’instrument de travail nécessaire à tout dirigeant. Tous les membres des comités lisent, étudient, méditent le B. D. L’unité et la discipline sont impossibles sans l’utilisation méthodique du B. D. Son emploi rationnel doit être expliqué périodiquement dans chaque conseil régional et dans chaque comité local. Le B. D. est le moniteur du mouvement. Il développe et explique le programme d’études et d’action, il amorce les enquêtes, donne l’ordre du jour de toutes les réunions, et expose le fonctionnement de tous les services. Il est impossible de suivre l’activité générale, de participer à l’offensive générale, de rester en liaison avec le quartier général, si on n’est pas au courant des mots d’ordre et des directives que seul le B. D. peut donner. Un comité sans B. D. n’a pas de carte de route, il reste en marge du mouvement et rompt la ligne de feu. Sur le grand front jociste, tous les chefs de l’armée jociste doivent exécuter les manoeuvres que leur indique le B. D. Le B. D. est le vade-mecum indispensable de tous les dirigeants jocistes.

§ 3. – Les Editions Jocistes.

Pour les points les plus importants de son programme, pour l’instruction et l’édification de ses militants, la J. O. C. publie régulièrement ses Editions jocistes.

En tête de toutes ces éditions se présente le « Manuel de la J. O. C. ». Aucun aumônier, aucun dirigeant, aucun membre de C. E. ne peut s’en passer. Son étude attentive et toujours recommencée est la seule vraie garantie de « l’orthodoxie Jociste» et, par conséquent, du succès.

Quelle mine inépuisable de connaissances nécessaires, et comme tous les militants jocistes devraient être fiers de les posséder! La. J. O. C. ne cesse de rappeler aux fédérations, aux sections et à ses militants la nécessité de se monter une bibliothèque personnelle, où toutes les publications jocistes devraient figurer en première place. Heureux ceux qui pendant leur jeunesse ont pu consacrer une partie de leurs ressources à l’achat régulier des livres nécessaires à leur formation! C’est un capital intellectuel qu’aucune richesse matérielle n’équivaudra jamais. C’est ainsi que se sont toujours formés les vrais meneurs du peuple. Seuls ceux qui dans l’étude personnelle ont voulu gravir les cimes peuvent y entraîner leurs compagnons. Ils sont les porteurs de flambeaux dans les milieux ouvriers. L’ignorance est le plus grand obstacle à la véritable émancipation de la classe ouvrière. Les éditions jocistes désirent jalonner la route des pionniers de la J. O. C.