Section I.
Services Professionnels
CHAPITRE PREMIER
Service des Préjocistes
§ 1. – Recrutement des Préjocistes.
L’action de la J. O. C. sur les débutants au travail doit commencer un an avant que les enfants quittent l’école.
A ce moment toutes les sections de J.O.C. doivent connaître tous les jeunes gens de la localité qui commencent leur dernière année scolaire.
Dans les écoles catholiques, la liste peut être obtenue par une démarche auprès de l’instituteur. Dans les écoles officielles on obtiendra la liste par d’autres moyens.
La collaboration avec le personnel enseignant (1) doit préoccuper constamment nos directeurs-prêtres et nos Comités jocistes.
L’instituteur de dernière année, s’il est stimulé et aidé par la J. O. C., peut orienter tout son enseignement vers la vie de travail. Les cours, les leçons, les devoirs, peuvent s’inspirer des problèmes qui se poseront bientôt aux enfants.
La fidélité aux réunions, l’observation des conseils donnés surtout quand il s’agira du choix d’une profession et du placement, de l’affiliation à la J. O. C., etc.,tout cela suppose que les parents soient convaincus au moins du bien que l’on veut à leur enfant.
La collaboration de la famille (2) sauf des cas exceptionnels d’hostilité décidée et sectaire, doit être obtenue aussi large que possible, par des visites à domicile, des réunions de parents; des causeries dans les organisations cuvrières d’adultes; des services rendus aux parents eux-mêmes, etc.
§ 2. – Organisation et réunions préjocistes.
Dès qu’une section de J. O. C. a pu recruter des élèves quittant l’école à la fin de l’année scolaire, ceux-ci doivent être affiliés régulièrement à la J. O. C. comme préjocistes. On doit remplir pour eux un bulletin d’inscription. Ils reçoivent une carte de membre spéciale, paient une cotisation réduite et portent l’insigne spécial des préjocistes.
Dès que les préjocistes sont 3 ou 4 dans une section, ils doivent être constitués en « Cercle d’études du groupe préjociste » et avoir des réunions régulières. Lorsque les préjocistes deviennent plus nombreux on distingue les militants qui viennent aux réunions du « cercle d’études des préjocistes » et des simples préjocistes qui n’assistent qu’aux réunions générales du groupe préjociste.
La direction du groupe est confiée à un ou deux bons dirigeants.
Les réunions sont tout à fait distinctes de celles des Jocistes. Pour leur organisation on s’inspirera de la méthode exposée précédemment dans ce Manuel et des directives mensuelles du B. D.
Les réunions préjocistes doivent être très simples, cordiales, enthousiastes, pas trop longues. Elles doivent comporter toujours une petite partie récréative adaptée à leurs auditeurs.
Le travail de propagande que l’on peut obtenir des jeunes militants du C. E. des préjocistes est merveilleux quand on sait leur inspirer, dès le début, l’esprit de conquête.
La vente au numéro de « JOC », du calendrier, etc., est un excellent moyen de les former concrètement comme propagandistes, de leur donner conscience d’une tâche utile et de réelles responsabilités.
Des excursions, réunions amicales, etc., réservées aux préjocistes resserreront les liens d’amitié dans le groupe et seront pour les dirigeants d’utiles occasions de contact et d’influence personnelle.
§ 3. – Visites des préjocistes au milieu de travail.
L’initiation concrète à la vie de travail suppose un contact avec celle-ci. Nos débutants doivent se rendre compte à l’avance de ce qu’est une usine, un atelier, un bureau. Ils doivent pouvoir à ce sujet exposer leurs impressions, contracter des idées et des sentiments qui leurs permettront de réagir vigoureusement contre l’influence déprimante du milieu de travail quand ils y seront engagés tout de bon.
Par ailleurs, dans le choix judicieux d’une profession, le goût de l’enfant est un élément important. Cela suppose qu’il ait eu l’occasion de voir travailler; de voir exercer les diverses professions parmi lesquelles il devra bientôt fixer son choix.
Nos préjocistes doivent visiter des usines, des ateliers, des écoles professionnelles; des musées et des expositions techniques ou industrielles; des lavoirs, vestiaires, réfectoires, dispensaires, cliniques.
Chaque visite doit être accompagnée de dirigeants assez nombreux pour assurer une parfaite surveillance et éviter tout accident en route ou dans les usines elles-mêmes.
Les visites se feront de préférence par petits grou pes, sous la direction de quelqu’un qui puisse attirer leur attention sur l’essentiel, leur suggérer des réflexions utiles, répondre à leurs questions.
Par après, en réunion, les observations jailliront nombreuses et ce sera l’occasion de former une mentalité, une conscience, des convictions sérieuses.
Les visites peuvent être complétées par la projection de films de métiers et d’industries dont le commentaire sera bien adapté au but que l’on veut atteindre.
C’est aux secrétariats professionnels régionaux et aux services régionaux des préjocistes à organiser ou tout au moins, à préparer ces visites. Les dirigeants des sections doivent donc s’y adresser. Ces visites auront souvent lieu pour un groupe de plusieurs sections.
§ 4. – La Veillée du travail.
L’entrée dans la vie de travail est un grand événement dans la vie d’un jeune homme.Pour inspirer le sentiment de cette grandeur aux intéressés, à leurs parents, à tous ceux qui les entourent, chaque section de J. O. C. doit organiser annuellement vers le mois de juillet une série de réunions qui constituent la « veillée du travail ». être Tous les jocistes de la section doivent y associés parce que la veillée constitue pour tous,
quelle que soit leur « ancienneté », un renouvellement des sentiments, des convictions, des engagements jocistes.
Les C. E. étudieront les problèmes des débutants au travail en les appliquant concrètement aux débutants de cette année.
Le Comité préparera en détail et fixera à l’avance les réunions et les cérémonies de la « veillée ».
Les ainés seront chargés de préparer individuellement les débutants en dehors des réunions.
Nous donnons ici un programme-type de veillée dont on pourra modifier les détails suivant les circonstances locales.
Dans certaines régions, plusieurs sections peu nombreuses et assez proches, pourront aussi s’entendre pour organiser en commun les cérémonies.
Les trois derniers soirs de la semaine sont consacrés à des réunions religieuses à l’église paroissiale ou dans une chapelle. Tous les jocistes y sont présents.
Les instructions porteront sur la conception chrétienne du travail, sa valeur surnaturelle, sa beauté, ses difficultés, etc. Les instructions sont suivies d’un court salut.
Le dimanche matin, messe de communion générale. Les jocistes sont tous ensemble dans le choeur ou dans la nef. La communion elle-même, les prières et les chants sont organisés avec soin de manière à faire impression sur les paroissiens.
Le groupe entier assiste de même à la grand’messe.
A la fin de la messe on chante deux ou trois couplets du Chant Jociste.
Le déjeûner du matin est autant que possible organisé au local.
Tous les sermons des messes sont consacrés à la fête jociste de l’entrée au travail et au devoir de tous les chrétiens envers les jeunes apprentis. On invite spécialement les parents. Après la grand’messe M. le Curé bénira les insignes jocistes pour les nouveaux, et les outils.
On choisira un des outils principaux de la profession de chaque débutant. Ces outils seront disposés sur une table dans le choeur de l’église.
Le Chant Jociste s’exécutera après la grand’messe d’une manière solennelle par tous les Jocistes groupés au pied de l’autel.
Le soir, grande fête qui débute par une assemblée publique de la section. Le Comité est sur la scène. Le Secrétaire fait rapport sur l’activité de la section. Un autre membre expose d’une façon vivante et enthousiaste ce que la J. O. C. fait pour les débutants au travail et pour tous les jeunes travailleurs.
Puis le président fait l’appel des nouveaux jocistes et leur épingle l’insigne.
La partie récréative qui suit doit être bien soignée et avoir une réelle valeur artistique et éducative.
On choisit des pièces, les monologues et les chansons en rapport avec les circonstances (3).
Notes
(1) Voir le chapitre sur les collaborations jocistes, pp. 299-302.
(2) Voir « Les collaborations jocistes », pp. 299-302.
(3) Voir ce qui a été dit plus haut du Service Central. d’Education de la J. O. C.
Section I.
Services Professionnels
CHAPITRE PREMIER
Service des Préjocistes
§ 1. – Recrutement des Préjocistes.
L’action de la J. O. C. sur les débutants au travail doit commencer un an avant que les enfants quittent l’école.
A ce moment toutes les sections de J.O.C. doivent connaître tous les jeunes gens de la localité qui commencent leur dernière année scolaire.
Dans les écoles catholiques, la liste peut être obtenue par une démarche auprès de l’instituteur. Dans les écoles officielles on obtiendra la liste par d’autres moyens.
La collaboration avec le personnel enseignant (1) doit préoccuper constamment nos directeurs-prêtres et nos Comités jocistes.
L’instituteur de dernière année, s’il est stimulé et aidé par la J. O. C., peut orienter tout son enseignement vers la vie de travail. Les cours, les leçons, les devoirs, peuvent s’inspirer des problèmes qui se poseront bientôt aux enfants.
La fidélité aux réunions, l’observation des conseils donnés surtout quand il s’agira du choix d’une profession et du placement, de l’affiliation à la J. O. C., etc.,tout cela suppose que les parents soient convaincus au moins du bien que l’on veut à leur enfant.
La collaboration de la famille (2) sauf des cas exceptionnels d’hostilité décidée et sectaire, doit être obtenue aussi large que possible, par des visites à domicile, des réunions de parents; des causeries dans les organisations cuvrières d’adultes; des services rendus aux parents eux-mêmes, etc.
§ 2. – Organisation et réunions préjocistes.
Dès qu’une section de J. O. C. a pu recruter des élèves quittant l’école à la fin de l’année scolaire, ceux-ci doivent être affiliés régulièrement à la J. O. C. comme préjocistes. On doit remplir pour eux un bulletin d’inscription. Ils reçoivent une carte de membre spéciale, paient une cotisation réduite et portent l’insigne spécial des préjocistes.
Dès que les préjocistes sont 3 ou 4 dans une section, ils doivent être constitués en « Cercle d’études du groupe préjociste » et avoir des réunions régulières. Lorsque les préjocistes deviennent plus nombreux on distingue les militants qui viennent aux réunions du « cercle d’études des préjocistes » et des simples préjocistes qui n’assistent qu’aux réunions générales du groupe préjociste.
La direction du groupe est confiée à un ou deux bons dirigeants.
(1) Voir le chapitre sur les collaborations jocistes, pp. 299-302.
(2) Voir « Les collaborations jocistes », pp. 299-302.