CHAPITRE TROISIEME
L’organisation locale.
§ 1. Règlement d’ordre intérieur.
A. CONSTITUTION ET REUNIONS.
I. – La Section locale (ou paroissiale) de J. O. C. est rattachée à la Fédération Générale de J. O. C. par l’intermédiaire de la Fédération Régionale. Elle adopte les statuts, le programme et la discipline de la J. O. C.
II. – La Section est constituée par les jeunes gens de la localité (ou de la paroisse) :
1) sur le point de choisir une profession;
2) élèves des écoles professionnelles;
3) apprentis, jeunes ouvriers et employés, jusqu’au mariage ou à l’âge de 25 ans.
III. – Pour être admis, il faut :
1) être salarié ou vouloir le devenir et rentrer dans une des catégories mentionnées à l’article II;
2) être de bonne conduite;
3) accepter les statuts, les règlements, le programme et la discipline de la J. O. C.;
4) remplir une adhésion, contre-signée pour approbation, par le Comité de la Section;
5) payer le droit d’inscription.
IV. – Les membres conservent soigneusement leur carte de membre, payent la cotisation hebdomadaire, portent l’insigne de la J. O. C., lisent l’organe : « JOC », assistent aux réunions et participent en général à toute l’activité de la J. O. C..
V. La Section se réunit au moins chaque mois, en Assemblée générale.
Cette réunion comporte essentiellement :
1) la prière; lecture et bref commentaire de l’Evangile;
2) l’appel nominal des présents; changements d’adresse ou des patrons à signaler à la Fédération;
3) le rapport de la séance précédente; le compte-rendu de la dernière réunion du Conseil Régional par le délégué de la Section; la mise en œuvre des décisions et des consignes à appliquer;
4) la discussion et l’interprétation des faits intéressants du mois dans la vie professionnelle, sociale ou religieuse, que signaleront les membres;
5) l’appréciation en commun du journal « JOC »;
6) un ou plusieurs rapports discutés suivant le B. D. (on y joindra parfois des projections lumi neuses ou des films);
7) la communication des directives, ordres du jour, réunions spéciales de la Section ou de la Fédération;
8) le paiement des cotisations;
9) une partie récréative.
B. DIRECTION ET ADMINISTRATION.
VI. – La Section est dirigée et administrée par un Comité de 3 à 10 membres.
VII. – Un prêtre-directeur désigné par l’autorité religieuse est attaché à la Section. Il en est le conseiller et le guide, et assiste de droit à toutes les réunions.
VIII. – Le Comité est choisi parmi les membres, qui font partie de la J. O. C. depuis 6 mois au moins, et dont la candidature aura été approuvée par le directeur-prêtre.
IX. – Pendant les six premiers mois de sa fondation, une Section est administrée par un Comité provisoire.
X. – Le Comité est réélu chaque année à la dernière Assemblée générale avant le ler Octobre. Les membres sortants sont rééligibles.
XI. – Le Comité se réunit au moins chaque mois et chaque fois que le directeur-prêtre ou un membre du Comité le demandent.
Le Comité fixe d’avance le calendrier de toutes les réunions locales en tenant compte des calendriers régional et général.
XII. – Cette réunion comporte essentiellement :
1) la prière;
2) le rapport de la réunion précédente et la suite réservée aux décisions prises;
3) l’examen du dernier numéro du « Bulletin des Dirigeants », des décisions du dernier Conseil régional et de l’activité qu’ils comportent;
4) la préparation de l’ordre du jour et l’organisation de la propagande pour les Assemblées générales et les autres réunions locales ou régionales;
5) l’examen de la marche des Groupes spéciaux, des Services jocistes, des initiatives à prendre, de la propagande;
6) l’approbation du rapport mensuel du secrétaire sur l’activité de la Section destiné au prochain Conseil Régional. Détermination de l’attitude à prendre par le délégué, sur les questions à l’ordre du jour du prochain Conseil Régional, des renseignements à demander, etc.;
7) l’examen de la situation financière de la Section (rentrée des cotisations, relevé de compte de la Fédération Régionale, dépenses, revenus extraordinaires, etc.).
XIII. – Le Président :
1) préside toutes les réunions de la Section;
2) prépare avec le secrétaire les réunions du Comité;
3) Veille au bon fonctionnement de la Section, des Groupes spéciaux (Cercles d’études, Groupe mutuelliste, Groupe syndical, Caisse d’épargne, Groupes sportifs, etc.), et des Services qui en dépendent (récollections et retraites, Service des Jocistes-soldats…); il veille spécialement à la bonne préparation des messes et communions générales, des manifestations religieuses et sociales, des visites, promenades, etc….;
4) contrôle les autres membres du Comité et les chefs de Groupes spéciaux dans l’exercice de leurs fonctions;
5) s’occupe spécialement de la propagande générale;
Le Vice-Président : aide le président et éventuellement le remplace.
XIV. – Le Secrétaire :
1) Rédige les bulletins d’inscription et les fiches locales; prend note des nouvelles adhésions dans son cahier de présence; établit progressivement et tient à jour le fichier des écoliers de dernière année et de tous les jeunes travailleurs de l’endroit;
2) convoque les membres, d’accord avec le président, et en temps utile pour toutes les réunions ordinaires et extraordinaires de la Section;
3) prend note des présences à toutes les réunions;
4) tient à jour les rapports de toutes les réunions dans des cahiers spéciaux;
5) envoie au Secrétariat Régional le compteque trimestre, un rapport d’activité pour insertion dans le journal;
6) envoie, avant le 10 de chaque mois, à la Fédération Régionale, un compte-rendu mensuel d’activité de la Section, approuvé par le Comité;
7) assume soigneusement les travaux de correspondance et, en général, tout ce qui concerne ses fonctions;
Le Secrétaire-adjoint: partage avec le secrétaire les besognes courantes et le remplace au besoin.
XV. – Le Trésorier:
1) vérifie et transmet d’urgence à la Fédération Régionale les nouvelles adhésions; perçoit le droit d’inscription de 1 fr.;
2) perçoit régulièrement et un mois d’avance les cotisations des membres; se rend au domicile de ceux qu’il n’a pas rencontrés lors des séances, en se faisant aider, s’il le juge nécessaire, par un ou plusieurs percepteurs;
3) tient régulièrement à jour son cahier de cotisations;
4) vérifie immédiatement chaque mois le relevé de compte de la Fédération;
5) assure le paiement du montant de ce relevé avant le 10 du mois suivant;
6) transmet à la Fédération Régionale, avant le 25 du mois, la fiche des démissionnaires signée par le Comité;
7) tient dans un cahier spécial le compte, exact et par ordre de date, de toutes les recettes et dépenses. Celles-ci doivent être approuvées par le Comité. Les pièces comptables doivent être conservées et classées;
8) dépose obligatoirement les fonds sur un carnet spécial à la Caisse d’épargne adoptée dans la région. Les effets doivent être consignés par le président. Le Comité décide de la somme qui peut rester en caisse pour les dépenses courantes. Si la Section est importante, le trésorier fait ouvrir un compte de chèques-postaux;
9) dresse chaque mois un exposé complet de la situation financière en se servant pour cela d’un Grand livre » de Section conforme au modèle officiel; cet exposé doit être soumis au Comité et discuté soigneusement par ce dernier;
10) recueille et fait parvenir au Secrétariat Général les souscriptions d’abonnement au journal et au Fonds de propagande;
11) tient à cœur, en toutes circonstances, les intérêts financiers de la section et du mouvement. Le Trésorier-adjoint: aide et remplace éventuellement le trésorier.
XVI. – Les Commissaires :
1) aident les autres membres du Comité de leurs conseils et de leur activité;
2) assument les tâches extraordinaires (conté. rences publiques, fêtes, excursions, visites, etc.);
3) s’occupent activement de la propagande.
C. SERVICES ET GROUPES SPECIAUX.
XVII. – La Section constitue dans le plus bref délai possible un ou plusieurs Cercles d’Etudes pour la formation des militants, spécialement des membres du Comité. On s’inspirera pour son fonctionnement des directives contenues dans le programıme général de la J.O.C. et dans le présent Manuel.
XVIII. – D’autres Groupes spéciaux sont créés au sein de la Section locale selon les besoins et les possibilités Groupes des Jocistes-Ouvriers, des Jocistes-Employés, des Epargnants et des Mutualistes, des Jocistes-Sportifs, etc.
XIX. – Pour faire partie d’un Groupe spéciel, il faut être effectivement membre de la J. O. C., avoir sa carte de membre, payer la cotisation générale, se conformer en tout aux statuts et à l’esprit de la J. O. C.
XX. – Chaque Groupe spécial est dirigé et administré par une Commission, dont les membres sont choisis partiellement en dehors du Comité de la Section, afin de répartir les charges et de procurer à un plus grand nombre de membres l’occasion de se former.
XXI. – Les Groupes spéciaux auront des cotisations spéciales suivant leurs besoins. Ces cotisations ne suppriment en aucun cas la cotisation générale, mais peuvent être combinées avec elle.
XXII. – Chaque groupe spécial est représenté par un membre au moins aux réunions du Comité local. Il a voix délibérative.
Les réunions et toutes les initiatives des Groupes spéciaux devront être soumises au Comité local. Le président du Comité local assiste de droit à toutes les réunions des Groupes spéciaux.
XXIIII. – Dans les paroisses et communes où existent d’autres groupements catholiques de jeunesse, la J. O. C. s’entendra avec ceux-ci pour la création de certains Groupes spéciaux mentionnés plus haut. En cas de différend, elle s’en référera au Comité Régional de la J. O. C.
D. OBLIGATIONS REGIONALES.
XXIV. – Le Comité local désigne en son sein les délégués au Conseil Régional.
Chaque délégué a un suppléant.
XXV. – Les délégués, effectifs ou suppléants, se rendent régulièrement chaque mois à la réunion du Conseil Régional.
Les délégués transmettent au Conseil Régional les demandes d’assistance professionnelle, syndicale ou juridique, de documentation, de renseigne ments, de conférenciers, d’imprimés, etc… Ils font part au Comité Régional des difficultés particulières rencontrées, des projets importants de leur Section et de tout autre fait pouvant intéresser le
mouvement.
E. COLLABORATIONS.
XXVI. – La Section de J. O. C. fait partie de l’Association paroissiale ou locale de la Jeunesse Catholique, ou prend l’initiative de la constituer, si elle n’existe pas.
XXVII. – La Section de J. O. C. est représentée au Comité paroissial ou local de l’A. C. J. B., participe aux réunions d’ensemble et aux campagnes générales d’Action Catholique entreprises par l’A. C. J. B.
XXVIII. – Afin de promouvoir la formation sociale des membres et de les amener à participer activement à la vie des organisations ouvrières chrétiennes de la localité et de la région, la Section participera aux Congrès et aux manifestations des dites organisations, qui n’auront pas de caractère électoral.
XXIX. – La Section s’abstient strictement de toute intervention dans les dissensions politiques.
F. DEPARTS ET EXCLUSIONS DE MEMBRES.
XXX. – Le Comité peut exclure de la J.O.C. après deux avertissements du président de la Section:
1) les membres en retard de 3 mois, dans le paiement de la cotisation;
2) les membres, dont la conduite serait en contradiction avec les statuts et l’esprit de la J. O. C. et porteraient gravement atteinte à la prospérité ou à la réputation du mouvement. Toutefois aucune exclusion ne peut être prononcée aussi longtemps que le Comité n’est pas moralement certain de l’impossibilité de ramener le membre à l’accomplissement de ses devoirs jocistes. XXXI. Les exclusions pour motifs d’inconduite sont décidées par le directeur-prêtre et tous différends pouvant intervenir à ce sujet sont tranchés par lui.
XXXXII. – La Section organise une réunion pour ses miliciens, avant le départ de chaque classe. Elle s’entendra éventuellement avec les Sections voisines et avec l’A. C. J. B.
XXXIII. – Le Comité reste en rapports intimes avec les membres-soldats; leur renseigne le Cercle militaire et les Groupes de J. O. C. de leur garnison; entretient les liens de camaraderies, par une correspondance régulière dont un membre est spécialement chargé.
XXXIV. – Le secrétaire renseigne le Secrétariat Régional de l’adresse militaire des membres, pour que le service du journal leur soit assuré. Le trésorier perçoit la cotisation ordinaire pendant tout le service militaire.
XXXIV. – Au moment de leur mariage et, au plus tard à 25 ans, les jeunes hommes cessent de faire partie de la J. O. C. Ils doivent, à ce moment, s’ils ne l’ont pas déjà fait, s’inscrire dans les organisations ouvrières chrétiennes d’adultes.
XXXVI. – Ce passage peut être retardé :
1) quand il n’existe pas dans la localité d’organi sations ouvrières chrétiennes capables de recevoir les aînés de la J. O. C. et que la J. O. C. ne peut encore fournir le nombre nécessaire d’éléments pour en constituer;
2) pour quelques membres dirigeants de la Section, dont le brusque départ mettrait en péril la prospérité ou même l’existence de la Section.
G. DISSOLUTION DE LA SECTION.
XXXVII. – La dissolution de la Section ne peut être prononcée que par l’Assemblée générale, régulièrement convoquée à cette fin, avec l’autorisation préalable et explicite du Comité Régional, ou bien, par une décision du Comité Général, prise sur la proposition du Comité Régional.
Le Comité Régional, avant de se prononcer au sujet de la dissolution d’une Section, doit toujours consulter le directeur-prêtre de celle-ci.
XXXVIII. – L’Assemblée générale ne peut pas prononcer la dissolution d’une Section, si deux membres de celle-ci s’y opposent.
XXXIX. – Les fonds restant éventuellement en caisse, après paiement des dettes de la Section, sont versés au Fonds central de propagande.
§ 2. Assemblées générales.
Leur importance vient du fait qu’elles réunissent tous les jeunes jeunes travailleurs affiliés à la J. O. C. Pour ceux qui ne participent pas au C. E., c’est souvent l’unique réunion jociste qu’ils fréquentent.
Ces assemblées doivent donc s’adapter à la masse, être très attrayantes pour qu’on y vienne; et en même temps très éducatives.
Dans les petites sections la distinction entre les Assemblées générales et le C. E. est parfois difficile à faire, par suite du petit nombre de jocistes ou des froissements que produirait la sélection.
La distinction est pourtant d’un grand intérêt, parce qu’elle favorise à la fois la formation de la masse et celle de l’élite par une adaptation plus parfaite des réunions aux uns et aux autres.
Généralement, il sera possible, de faire chaque mois deux Assemblées générales. Certaines Sections se contenteront d’une Assemblée mensuelle seulement; ce qui est fort peu, à moins que d’autres réunions n’assurent un contact suffisant entre la masse des membres.
La détermination du jour et de l’heure est importante. Il faut tenir compte, autant que possible, des cours professionnels, des réunions d’autres groupements dont les jocistes font partie; tenir compte des heures de travail et des trajets, s’adapter aux différences entre la saison d’hiver et l’été. On évitera de changer trop souvent le jour et l’heure des séances.
Le secrétaire convoquera chaque fois, en ayant soin de rédiger sa convocation de manière à susciter l’intérêt. Il les fera parvenir 2 ou 3 jours avant la séance. Aux absents des dernières séances, on portera les convocations à domicile pour les remettre personnellement, si c’est possible.
Le local doit être en ordre bien avant la séance; convenablement aéré, chauffé en hiver; certaines Sections ont un local qui leur est réservé et qu’elles peuvent organiser, décorer à leur gré. Quand le local sert à toutes les Euvres de la paroisse, c’est parfois plus difficile. Pour les assemblées générales, l’attrait du local est un élément important.
Pour réussir, la séance elle-même doit être minutieusement préparée par le Comité et le C. E.
L’ordre du jour doit être intéressant pour la masse des membres, simple, vivant, varié. Le règlement fournit le schéma de ces séances; le B. D., le programme du mois. La fidélité à l’un et à l’autre est une condition de succès.
C’est au Comité de fixer dans le détail les points de l’ordre du jour, et à désigner ceux qui les traiteront. Les séances précédentes du ou des C. E. fourniront la matière principale, toute préparée.
On choisira les faits les plus intéressants qui y furent discutés, et des membres du C. E. seront chargés de les présenter, avec les considérations essentielles et les conclusions pratiques, auxquelles ils ont donné lieu.
On ne manquera pas surtout d’appliquer à n’importe quel fait le programme de la J. O. C., de montrer ce que la J. O. C. réalise ou ce qu’elle est capable de réaliser.
Le sujet du mois sera présenté également par un ou plusieurs rapporteurs qui exposeront, en résumé, mais d’une manière vivante, les faits révélés par les enquêtes des C.E., l’application du programme de la J. O. C., les résolutions pratiques qui s’imposent. Le restant de l’ordre du jour sera confié à d’autres jocistes encore. Chaque Assemblée générale comportera ainsi un très grand nombre d’« orateurs ». C’est hautement éducatif pour ceux-ci, et très avantageux pour la variété et la vie de l’assemblée, où les simples membres, entraînés par l’atmosphère de collaboration commune, prendront vite l’habitude d’ajouter leurs observations et leurs réflexions, à celles des rapporteurs.
Qu’on invite aussi des conférenciers jocistes des sections voisines et de la fédération. Cela amène de la variété, crée de l’émulation et cimente l’union entre les sections d’une même région.
A chaque séance, il est nécessaire de parler du journal; d’attirer l’attention sur tel article, sur telle photo; d’ajouter un fait, un exemple, une idée; de tirer une conclusion plus précise; d’engager à une attitude, à des initiatives; d’apprendre ainsi concrètement aux membres à se servir de «JOC» et à en tirer profit pour eux-mêmes et pour les camarades de travail avec lesquels ils en discutent.
L’entrain et la joie, nécessaires aussi à nos Assemblées générales, ne doivent pas être écartés des rapports et des discussions, mais apparaîtront surtout dans la partie récréative. Celle-ci ne doit pas être abandonnée au hasard, mais préparée
soigneusement avec le restant de l’ordre du jour.
Ce seront des projections, film, une déclamation, des chansons, des jeux collectifs, etc., toujours variés, intéressants, éducatifs.
Avant et après les séances, les membres de Comité et de C. E. doivent prendre contact personnel avec les simples jocistes, surtout avec les nouveaux, leur parler de leur vie, s’informer de leurs besoins, voir si la J. O. C. ne peut rien faire de positif, de concret pour eux, reparler de la séance, demander leur avis, voir s’ils ont compris, leur faire des suggestions pour se défendre ou défendre la J. O. C. dans le milieu du travail, etc. Tout cela, très simplement, très fraternellement, entre deux parties de cartes ou de domino peut-être, en dégustant un « demi », en rentrant chez soi ou en faisant un bout de promenade.
De pareilles séances portent des fruits; des réunions académiques, raides, froides, ne donnent rien et dégoûtent de la J. O. C. les simples membres et même les meilleurs.
§ 3. Comité Local.
Une partie des directives destinées aux Comités Régionaux trouvent ici également leur application.
Pour la constitution et la réélection des Comités, on ne s’abandonnera pas uniquement au vote de l’Assemblée générale, sans toutefois écarter celui-ci. Les candidats doivent être effectivement les plus capables et les plus dévoués, et non pas les meilleurs sportmen ou les plus brillants acteurs de la dramatique.
C’est au directeur-prêtre et au Comité en fonction, à fixer les candidats aux élections de Comité. Les membres alors seront invités au vote, non sans leur avoir rappelé l’importance de l’élection et leur devoir de la prendre au sérieux.
L’avantage de l’élection ainsi comprise, c’est d’assurer la désignation des meilleurs et de fixer concrètement les responsabilités. Elus par les membres, avec leur libre consentement, les dirigeants saisiront mieux l’engagement d’honneur qui les lie; autant que les simples membres qui, librement aussi, se sont engagés à la discipline vis-à-vis de leurs chefs.
Il y a des conditions que tout membre du Comité doit accepter: faire partie fidèlement du C. E. (à moins d’excuse grave); être personnellement abonné au B. D.; participer régulièrement aux J. E., au récollections, à la retraite fermée et à la Semaine d’Etudes annuelle.
Un bon Comité ne doit pas limiter son horizon aux réunions obligatoires et à quelques besognes administratives. Sa responsabilité est considérable. Elle s’étend à tous les jeunes travailleurs de la commune ou de la paroisse et indirectement à tous ceux des usines où les jocistes de la Section sont employés.
Cette responsabilité n’est pas seulement générale, mais personnelle et individuelle.
Tous les jeunes travailleurs doivent être connus par le Comité, au moins par leur nom, adresse, profession, lieu de travail, etc… Progressivement, on envisagera le moyen de les toucher, de leur rendre service, de leur faire lire « JOC » et ainsi de les conquérir entièrement un jour, si c’est possible.
Cette responsabilité sera bien plus pressante encore pour les jocistes. Le Comité doit s’occuper de chacun d’eux et ne manquer aucune occasion de
les aider, de les défendre, de les soutenir, de mettre en branle pour eux tous les Services fédéraux, toutes les influences dont la J. O. C. dispose.
Le Comité devra agir constamment pour conquérir la sympathie et la collaboration des personnes engagées dans la réalisation de notre programme et de nos Services jocistes: parents, instituteurs, avocats, médecins, ingénieurs, industriels, écoles professionnelles, administration publique, etc. (1).
Ce travail considérable exige des réunions de Comités sérieuses et régulières. Jamais on ne devrait les omettre sans motif grave. ou se contenter de vagues bavardages, ou de quelques rapides échanges de vues au C. E.
La réunion de Comité est essentielle à la vie d’une Section. Elle ne peut se confondre, ni avec le C. E., même si les deux séances se suivent; ni surtout avec une réunion intime chez M. le Vicaire, très utile par ailleurs pour resserrer les liens d’amitié entre les chefs.
Chaque membre de comité doit, dès son entrée en fonction, rechercher et former un ou plusieurs collaborateurs pour la fonction qu’il assume. Ces collaborateurs le remplaceront naturellement un jour.
§ 4. Groupes et Services.
Une section de J. O. C. doit rendre des services à ses membres, le plus de services possibles. Elle fera bénéficier ses jocistes des Services fédéraux; mais à côté de ceux-ci, il en est qu’elle doit mettre sur pied. elle-même. Il faut de plus en plus que, dans la J. O. C. ou avec son concours, les jeunes travailleurs puissent trouver la satisfaction de tous leurs besoins.
Pour réussir, il est indispensable de n’entreprendre qu’une chose à la fois et de commencer par les plus utiles.
C’est au Comité à juger sainement des circonstances et des besoins, sans « emballement >> excessif, comme sans pessimisme.
Il veillera à sauvegarder le caractère jociste de l’ensemble de la Section.
Le danger de le perdre existe surtout, quand il s’agit de Services d’agrément, de Groupes sportifs, etc.
Les divers Groupes spéciaux doivent s’équilibrer, de manière à ne pas faire dévier tout le mouvement par une attention trop grande et un effort trop considérable consacrés à une seule activité, indispensable peut-être, mais après tout secondaire.
On doit, en effet, conserver toujours la première place dans les préoccupations jocistes au bon fonctionnement des Cercles d’Etudes et de la propagande dans les milieux de travail.
Avant de créer un Groupe ou un Service, le Comité doit s’informer minutieusement de ce qui existe déjà, en ce genre, au sein de la J. O. C. ou d’autres œuvres. N’y a-t-il pas avantage à collaborer à ce qui fonctionne? N’y a-t-il pas tout au moins des leçons à en tirer? Nous devons exclure radicalement tout particularisme, toute étroitesse, et savoir dans notre action assurer le progrès de toute la J. O. C., de l’ensemble des œuvres de notre paroisse, de toute l’Action Catholique. Les principaux Services jocistes sont expliqués dans le Manuel (2).
Avant de lancer un nouveau Service ou un nouveau Groupe, il est nécessaire de l’étudier à fond au C. E. et au Comité, de rassembler à son sujet toute la documentation possible et de faire une sérieuse enquête.
Cette étude permettra souvent de découvrir dans la Section, le ou les Jocistes les plus capables de prendre la responsabilité du nouveau Groupe ou Service. Il est inutile d’entreprendre une affaire, sans avoir des dirigeants capables de la faire réussir.
Les membres aussi doivent être préparés. Il faut que l’on crée dans la Section un mouvement de sympathie et d’intérêt pour la nouvelle initiative que l’on veut tenter.
Quand tous les éléments d’une entreprise auront été méthodiquement rassemblés, on pourra marcher avec confiance.
Le Comité de la Section devra néanmoins surveiller constamment le fonctionnement des Groupes et Services spéciaux; redresser sans retard les lacunes et les excès; assurer toujours la coordination harmonieuse des efforts, le bon esprit, la discipline, l’enthousiasme et la persévérance de tous les collaborateurs.
CALENDRIER LOCAL: Il est nécessaire que tout section dresse en septembre son calendrier pour l’année jociste, en y insérant les dates des réunions fédérales (générales ou régionales) auxquelles des délégués de la section doivent assister et en déterminant les jours d’assemblée générale, d’excursion, de réunion du comité local et des groupes spéciaux, de permanence des divers services, etc.. La confection et l’observation d’un pareil calendrier est éminemment éducative.
Notes
(1) Voir au Chapitre « les Collaborations Jocistes ».
(2) Voir plus loin VIe partie.