Section III.
Les Services Educatifs
CHAPITRE PREMIER
La Documentation
§ 1. – Les Enquêtes
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Les plus belles bibliothèques ne seraient pas un moyen de progrès pour la J. O. C. sans une documentation de plus en plus complète sur les réalités de la vie de tous les jeunes travailleurs de la commune, de la région, du pays entier.
Les enquêtes jocistes (1) ne sont pas seulement une méthode d’éducation mais un élément essentiel de l’adaptation, de la vigueur, de l’efficacité de toute notre organisation, de toute notre action, de toutes nos campagnes, de toutes nos directives. de toutes nos publications jocistes.
Nous devons établir et tenir constamment au point la situation de la masse des jeunes travail-
leurs, dans tous les domaines, au sujet de chaque point de notre programme.
Cette situation dépasse largement dans ses causes et ses conséquences les jeunes travailleurs eux-mêmes pour s’étendre à toutes les personnes et à toutes les circonstances qui constituent le milieu concret de vie des Jeunes Travailleurs.
Cette situation, par ailleurs, nous devons la connaître dans chaque commune, dans chaque entreprise, dans tout le pays et même dans le monde entier.
La J. O. C. pose effectivement un problème international.
Notre documentation doit s’inspirer de la nécessité d’être complète :
1) quant aux sujets (la masse des J. T.);
2) quant aux objets (tout notre programme);
3) quant au temps (toute la vie des J. T.);
4) quant aux lieux (les diverses régions du pays.
Un tel travail demande évidemment des années d’efforts. L’essentiel est de travailler avec méthode et persévérance en s’inspirant à la fois du programme général de la J. O. C. et des programmes trimestriels d’étude et d’action.
Les résultats complets des enquêtes doivent être mis par écrit, conservés et centralisés.
Chaque section doit classer une copie de toutes ses enquêtes, pour constituer progressivement une monographie complète sur la Jeunesse Ouvrière dans la commune et dans toutes les usines où sont employés des jeunes travailleurs de la commune. Des formulaires spéciaux existent dans les Secrétarats régionaux.
Toutes les enquêtes doivent être transmises à la fédération régionale et au S. G. pour constituer régionalement et nationalement une documentation complète sur la vie des J. T. dans toutes les industries et dans chaque région.
Les rapports d’enquête doivent être surtout rédigés et centralisés avec soin à l’occasion des J. E. régionales trimestrielles.
Les sections qui peuvent fournir des rapports dactylographiés en transmettant 2 ou 3 exemplai res à la fédération régionale sont les bienvenues. C’est un gain considérable de travail.
§ 2. – Documentation sur le travail jociste.
La documentation ne doit pas porter seulement sur les faits; elle doit s’étendre à l’étude des problèmes et aux réalisations.
La J. O. C. est une organisation nouvelle et les problèmes innombrables et complexes qu’elle pose devront être repris et retravaillés pendant des années encore avant d’être parfaitement au point.
La J. O. C. est une organisation de Jeunesse aussi et pour les générations successives de J. T. se poseront à nouveau les mêmes problèmes.
Les progrès de notre organisation, de nos méthodes, de notre influence, supposent que le fruit des études, des essais, des initiatives ne soit pas perdu.
Il faut que les travaux actuels des militants d’aujourd’hui servent les travaux de l’avenir des militants de demain.
Chaque section doit conserver les travaux de ses C. E., de ses assemblées générales, de ses sections spéciales. de ses initiatives. Tous ces documents pourront servir plus tard.
Une copie des documents les plus importants est transmise à la fédération régionale, en double exemplaire si possible, spécialement au sujet du programme trimestriel et à l’occasion des J. E. régionales.
Chaque fédération régionale conservera également tous les documents de ses J.E., de ses réunions de propagandistes, de ses congrès, cours, manifestations, services et campagnes. Tout cela vient à point un jour et constitue le véritable « capital intellectuel » de la J. O. C.
Comme pour les enquêtes, la centralisation de tous les documents importants au Secrétariat Général, « cerveau » de la J. O. C., est indispensable. C’est au S. G. que tous les efforts des militants de nos sections, de nos fédérations, se centralisent, se coordonnent au profit de tout le mouvement, par les directives, publications, initiatives et services nouveaux du S. G.
Ce va et vient d’influences de la périphérie au centre du mouvement et du centre à la périphérie est dans tous les domaines une condition de progrès et de conquête.
§ 3. – Documentation Photographique.
L’illustration de nos publications et l’édition de nos films rend nécessaire au Secrétariat Général une documentation graphique considérable et continuellement mise à jour, dans tous les domaines qui intéressent directement ou indirectement la J. O. C.
Nos militants locaux et régionaux doivent collaborer de plus en plus à ce travail, envoyer les photos de toutes les scènes de la vie ouvrière à l’usine, à l’atelier, au bureau, sur les trains, dans nos communes, nos paroisses et nos maisons, pour l’actualité capable d’intéresser la J. O. C. et pour la vie jociste elle-même.
§ 4. – Organisation de la Documentation.
La documentation de nos sections et fédérations doit être organisée de manière à assurer sa conservation et son usage facile.
Le matériel sera réduit au strict nécessaire. Dans la mesure ou la documentation s’étend sur certains sujets, les documents peuvent être répartis et classés dans des fardes distinctes.
Dans les secrétariats régionaux il faut une farde au moins par sujet, par industrie, par entreprise. Les dossiers seront toujours consultés sur place pour éviter les pertes ou l’absence trop prolongée de documents plus précieux souvent et plus difficiles à remplacer que des livres.
Note
(1) Voir pp. 40, 50, 61, 76, 86, 98, 107, 213 et ss., 358.