VI.2 – Ch. 1 – L’épargne

Section II.

Les Services Sociaux

CHAPITRE PREMIER

L’Epargne

Est-il besoin d’insister sur la puissance croissante de « l’argent » dans l’organisation économique et sociale actuelle? Elle se manifeste dans tous les domaines, mais ne s’exerce pas toujours dans le sens de la justice et d’un bonheur plus grand pour la masse de ceux qui collaborent à la production de la richesse.

On estime que la classe ouvrière belge épargne en fait 300 millions par an. Ce chiffre est encore bien loin en dessous des possibilités réelles de cette catégorie d’épargnants.

Une minime partie seulement de la puissance financière de la classe ouvrière est exploitée rationellement pour le bien-être de ceux à qui elle appartient.

Le mouvement ouvrier chrétien a réalisé une organisation financière puissante qui s’étend à tout le pays. Les services locaux d’épargne sont centralisés par des Banques Ouvrières dont la principale est la « Banque d’Epargne des ouvriers chrétiens », dont le rayon d’action s’étend à toute la Wallonie sauf Mouscron et Bruxelles.

Pour les jeunes travailleurs, l’épargne revêt une importance particulière.

Au point de vue moral elle est un moyen concret d’éducation de la volonté, de l’esprit de prévoyance et de sacrifice; elle diminue considérablement les dépenses nuisibles ou seulement inutiles.

Elle constitue un élément indispensable de la préparation au mariage.

Au point de vue économique et social, l’épargne est la préparation matérielle au mariage, à la formation d’un foyer, à l’achat et à l’aménagement confortable d’une maison dès le mariage, grâce à l’intervention de la S. N. des Habitations à Bon Marché.

Le service d’épargne est un des premiers qu’une section de J. O. C. doit avoir l’ambition de créer et de faire vivre. Chaque jociste doit être amené à prendre un carnet d’épargne et à verser régulièrement. Ce service sera un de ceux dont les bons jocistes seront plus tard le plus reconnaissants à la J. O. C.

La constitution d’un service local d’épargne doit être préparée par le comité en collaboration avec le propagandiste régional chargé de ce service. Une formule spéciale est alors à remplir par le comité local et à transmettre à la Commission spéciale d’épargne de la région.

Un service local d’épargne doit être géré par un trésorier et un secrétaire autant que possible majeurs, très soigneux et possédant la confiance de tous les jocistes.

Les règlements, carnets et imprimés administratifs sont fournis par la Banque d’Epargne dès que la constitution du service local a été approuvée par elle.

VI.2 – Ch. 2 – L’organisation professionelle

CHAPITRE DEUXIEME

L’Organisation Professionnelle

La J. O. C. doit enseigner à ses membres la doctrine syndicale chrétienne, telle qu’elle ressort des derniers documents pontificaux. Elle doit bien leur faire comprendre le but véritable du syndicalisme chrétien, qui est de promouvoir et de réaliser l’organisation chrétienne de la profession, en vue de faire régner la justice et la charité dans les relations des employeurs et des salariés, et de poursuivre l’amélioration des conditions de travail et de vie des travailleurs.

Les jocistes doivent comprendre comment le syndicalisme socialiste, tout en procurant des avantages matériels et passagers aux ouvriers, est un obstacle à cette organisation chrétienne de la profession et au vrai relèvement de la classe ouvrière, parce qu’il fausse la mentalité des salariés, envenime la lutte des classes et mène à la dictature du prolétariat en empêchant une collaboration loyale et sincère entre patrons et salariés.

L’éducation syndicale chrétienne ne peut rester purement théorique, mais doit être active et positive, elle doit faire participer les jocistes à la vie, à l’action et à l’organisation syndicales.

Cette participation à la vie syndicale ne peut mettre en danger la formation, l’action et l’organisation jocistes qui restent indépendantes de l’action syndicale et embrassent toute la vie des jeunes travailleurs.

L’éducation syndicale jociste est confiée aux Commissions Centrales des Jocistes-Ouvriers et des Jocistes-Employés à la suite d’un accord avec les Centrales chrétiennes syndicales. A son tour, la Commission Centrale établit des Commissions spéciales (régionales) et des Groupes locaux.

Cette éducation devra se faire avec discipline et discrétion pour ne jamais compromettre l’organisation jociste dans des conflits syndicaux. Ces conflits ne sont jamais de la compétence de la J. O. C.

Les Fédérations régionales et les sections locales suivront en cette matière les directives du Secrétariat Général à qui elles soumettront éventuellement toutes les difficultés.

La J. O. C. compte en son sein des syndiqués socialistes et neutres, que des circonstances familiales et professionnelles pourraient empêcher de se retirer des syndicats socialistes ou neutres. Ces jocistes ne peuvent être mis mal à l’aise par suite de la formation ou de la propagande syndicale chrétienne. Ils doivent être assurés qu’ils trouveront toujours parmi leurs frères jocistes la même charité et la même amitié, et que rien n’empêchera jamais l’union indéfectible de tous les soldats de l’armée jociste.

VI.2 – Ch. 3 – La mutualité

CHAPITRE TROISIEME

La Mutualité

La Mutualité, quand on l’envisage dans sa mission totale, s’impose au moins pour autant de motifs aux jeunes gens qu’aux adultes. Si les jeunes sont moins souvent malades depuis la guerre ils sont bien affaiblis, la maladie entraîne pour eux des conséquences qui peuvent compromettre toute leur vie au moment où celle-ci commence à peine.

Dans le mouvement mutualiste, trois faits caractéristiques se présentent comme ayant une importance toute spéciale au point de vue des jeunes travailleurs.

Le premier fait, c’est l’élargissement considérable du champ d’action de la mutualité surtout dans le sens de la prévention des maladies. Cette prévention étant essentiellement question d’éducation, doit s’adresser dans la mesure la plus large aux jeunes travailleurs. Leurs conditions de vie et leur âge la rendent à la fois pour eux plus nécessaire et plus fructueuse.

Le deuxième fait, c’est l’influence grandissante des représentants des mutualités sur les idées et les convictions des familles avec lesquelles ils sont en rapports et par conséquent sur la nécessité toujours plus impérieuse d’orienter les jeunes gens vers des mutualités vraiment chrétiennes.

Le dernier fait, c’est l’entrée en vigueur prochaine d’une loi sur les assurances sociales obligatoires à partir de 14 ans. Tous les jeunes non inscrits dans une mutualité chrétienne avant leur entrée au travail seront entraînés dans une mutualité socialiste ou inscrits d’office dans une mutualité neutre, patronale ou officielle.

L’avenir du mouvement mutualiste chrétien exige donc d’une manière pressante une propagande intense et constante parmi les jeunes travailleurs. Cette propagande, la J. O. C. est seule capable de la mener avec fruit. Elle manquerait d’aileurs à sa mission en négligeant les intérêts de ses membres dans un domaine aussi important.

Chaque section de J. O. C. doit donc avoir un groupe de jeunes mutuellistes comprenant la plupart des membres de la section.

Chaque fédération régionale doit avoir sa commission spéciale de Jocistes-Mutualistes en rapport avec la fédération régionale des mutualités chrétiennes.

La Fédération Nationale de J. O. C. est représentée au sein du conseil de l’Alliance Nationale des Mutualités chrétiennes; elle a institué une Commission Centrale de l’Epargne et de la Mutualité.

Pour fonder un groupe mutualiste, les sections s’adressent d’abord à leur fédération régionale de J. O. C.

Les cotisations et les avantages sont établis sur une base uniforme pour toute la région. Ces bases ont été déterminées par un accord entre la Fédération Mutualiste Régionale et la Fédération Régionale Jociste.

La perception se fait par le trésorier ou le sectionnaire de J.O.C., le plus souvent en même temps que celle des cotisations jocistes. Elles sont transmises en bloc, chaque mois, au trésorier de la mutualité locale ou régionale suivant les accords conclus et les directives reçues.

La visite des blessés ou des malades, le contrôle des chômeurs, le règlement des frais médicaux et pharmaceutiques, le paiement des indemnités, etc. ont toujours lieu par l’intermédiaire de la J. O. C., sous le contrôle et pour le compte du trésorier de la mutualité.

Le groupe mutuelliste jociste prête spécialement son concours pour tout ce qui concerne la lutte contre la tuberculose des jeunes gens.

Toute l’éducation mutuelliste et hygiénique est assumée par la J. O. C. par des réunions, publications, affiches, films, expositions, etc.

Les dirigeants mutualistes seront tenus au courant de cette action éducative. On aura recours à leurs conseils et à leur collaboration.

Les jeunes mutualistes seront convoqués par la J. O. C. une ou deux fois par an aux principales réunions, congrès et manifestations mutualistes dans la commune ou la région (1).

Après leur service militaire les Jocistes seront engagés à collaborer d’une façon active à la vie des mutualités chrétiennes d’adultes.

(1) Voir brochure spéciale sur la mutualité, dans les Editions Jocistes.

VI.3 – Ch. 1 – La documentation

Section III.

Les Services Educatifs

CHAPITRE PREMIER

La Documentation

§ 1. – Les Enquêtes

.

Les plus belles bibliothèques ne seraient pas un moyen de progrès pour la J. O. C. sans une documentation de plus en plus complète sur les réalités de la vie de tous les jeunes travailleurs de la commune, de la région, du pays entier.

Les enquêtes jocistes (1) ne sont pas seulement une méthode d’éducation mais un élément essentiel de l’adaptation, de la vigueur, de l’efficacité de toute notre organisation, de toute notre action, de toutes nos campagnes, de toutes nos directives. de toutes nos publications jocistes.

Nous devons établir et tenir constamment au point la situation de la masse des jeunes travail-

leurs, dans tous les domaines, au sujet de chaque point de notre programme.

Cette situation dépasse largement dans ses causes et ses conséquences les jeunes travailleurs eux-mêmes pour s’étendre à toutes les personnes et à toutes les circonstances qui constituent le milieu concret de vie des Jeunes Travailleurs.

Cette situation, par ailleurs, nous devons la connaître dans chaque commune, dans chaque entreprise, dans tout le pays et même dans le monde entier.

La J. O. C. pose effectivement un problème international.

Notre documentation doit s’inspirer de la nécessité d’être complète :

1) quant aux sujets (la masse des J. T.); 

2) quant aux objets (tout notre programme); 

3) quant au temps (toute la vie des J. T.); 

4) quant aux lieux (les diverses régions du pays. 

Un tel travail demande évidemment des années d’efforts. L’essentiel est de travailler avec méthode et persévérance en s’inspirant à la fois du programme général de la J. O. C. et des programmes trimestriels d’étude et d’action.

Les résultats complets des enquêtes doivent être mis par écrit, conservés et centralisés.

Chaque section doit classer une copie de toutes ses enquêtes, pour constituer progressivement une monographie complète sur la Jeunesse Ouvrière dans la commune et dans toutes les usines où sont employés des jeunes travailleurs de la commune. Des formulaires spéciaux existent dans les Secrétarats régionaux.

Toutes les enquêtes doivent être transmises à la fédération régionale et au S. G. pour constituer régionalement et nationalement une documentation complète sur la vie des J. T. dans toutes les industries et dans chaque région.

Les rapports d’enquête doivent être surtout rédigés et centralisés avec soin à l’occasion des J. E. régionales trimestrielles.

Les sections qui peuvent fournir des rapports dactylographiés en transmettant 2 ou 3 exemplai res à la fédération régionale sont les bienvenues. C’est un gain considérable de travail.

§ 2. – Documentation sur le travail jociste.

La documentation ne doit pas porter seulement sur les faits; elle doit s’étendre à l’étude des problèmes et aux réalisations.

La J. O. C. est une organisation nouvelle et les problèmes innombrables et complexes qu’elle pose devront être repris et retravaillés pendant des années encore avant d’être parfaitement au point.

La J. O. C. est une organisation de Jeunesse aussi et pour les générations successives de J. T. se poseront à nouveau les mêmes problèmes.

Les progrès de notre organisation, de nos méthodes, de notre influence, supposent que le fruit des études, des essais, des initiatives ne soit pas perdu.

Il faut que les travaux actuels des militants d’aujourd’hui servent les travaux de l’avenir des militants de demain.

Chaque section doit conserver les travaux de ses C. E., de ses assemblées générales, de ses sections spéciales. de ses initiatives. Tous ces documents pourront servir plus tard.

Une copie des documents les plus importants est transmise à la fédération régionale, en double exemplaire si possible, spécialement au sujet du programme trimestriel et à l’occasion des J. E. régionales.

Chaque fédération régionale conservera également tous les documents de ses J.E., de ses réunions de propagandistes, de ses congrès, cours, manifestations, services et campagnes. Tout cela vient à point un jour et constitue le véritable « capital intellectuel » de la J. O. C.

Comme pour les enquêtes, la centralisation de tous les documents importants au Secrétariat Général, « cerveau » de la J. O. C., est indispensable. C’est au S. G. que tous les efforts des militants de nos sections, de nos fédérations, se centralisent, se coordonnent au profit de tout le mouvement, par les directives, publications, initiatives et services nouveaux du S. G.

Ce va et vient d’influences de la périphérie au centre du mouvement et du centre à la périphérie est dans tous les domaines une condition de progrès et de conquête.

§ 3. – Documentation Photographique.

L’illustration de nos publications et l’édition de nos films rend nécessaire au Secrétariat Général une documentation graphique considérable et continuellement mise à jour, dans tous les domaines qui intéressent directement ou indirectement la J. O. C.

Nos militants locaux et régionaux doivent collaborer de plus en plus à ce travail, envoyer les photos de toutes les scènes de la vie ouvrière à l’usine, à l’atelier, au bureau, sur les trains, dans nos communes, nos paroisses et nos maisons, pour l’actualité capable d’intéresser la J. O. C. et pour la vie jociste elle-même.

§ 4. – Organisation de la Documentation.

La documentation de nos sections et fédérations doit être organisée de manière à assurer sa conservation et son usage facile.

Le matériel sera réduit au strict nécessaire. Dans la mesure ou la documentation s’étend sur certains sujets, les documents peuvent être répartis et classés dans des fardes distinctes.

Dans les secrétariats régionaux il faut une farde au moins par sujet, par industrie, par entreprise. Les dossiers seront toujours consultés sur place pour éviter les pertes ou l’absence trop prolongée de documents plus précieux souvent et plus difficiles à remplacer que des livres.

Note

(1) Voir pp. 40, 50, 61, 76, 86, 98, 107, 213 et ss., 358.

VI.3 – Ch. 2 – Service du matériel éducatif

CHAPITRE DEUXIEME

Service du Matériel Educatif

§ 1. – Les Bibliothèques Jocistes.

Tous les Jocistes et spécialement les militants doivent être entraînés à la lecture. En dehors de nos publications jocistes, il y a des ouvrages indispensables à leur formation: on doit les leur indiquer et les leur procurer.

Bon nombre de jeunes travailleurs ne lisent rien. D’autres lisent des choses insignifiantes ou franchement mauvaises.

La J. O. C. doit les aider tous, en mettant entre leurs mains des livres adaptés à leurs besoins, à leurs goûts, à leurs capacités.

L’organisation rationnelle des lectures pour les jeunes travailleurs suppose des bibliothèques jocistes.

BIBLIOTHEQUES LOCALES.

Le Comité s’entendra d’abord avec la direction de la bibliothèque publique catholique pour faciliter aux jocistes l’usage des livres. Il établit un extrait du catalogue général avec les livres spécialement recommandables aux jeunes travailleurs.

S’il n’y a pas de bibliothèques publiques, la J. O. C. prend l’initiative d’en créer une. Elle fait de suite les démarches nécessaires pour la faire agréer et obtenir les subsides officiels.

La distribution des livres est organisée aux réunions de J. O. C. pour ne pas obliger les membres à se déranger spécialement pour cela. Le soir et le dimanche beaucoup sont pris par des cours professionnels ou d’autres réunions. Ils s’abstiennent de lire ou lisent ce qui leur tombe sous la main, parce qu’ils remettent de semaine en semaine une visite à la bibliothèque.

Pour engager les Jocistes à la lecture on présente des livres aux séances de C. E. et aux assemblées générales. Un dirigeant en donne le résumé, en fait un petit commentaire attrayant, puis le livre est offert à tel ou tel membre.

La bibliothèque paroissiale ne contiendra pas tous les ouvrages nécessaires. Chaque section doit se constituer, petit à petit, une bibliothèque d’ouvrages religieux, sociaux, techniques, littéraires, etc. spécialement destinés aux jocistes. Cette bibliothèque contient évidemment toutes les éditions jocistes et les collections reliées du journal et du B. D.

On s’inspire, pour le choix des livres, du Guide des lectures (1) et des chroniques bibliographiques du B. D. Pour le premier fonds on demande conseil à la fédération ou au Secrétariat Général.

BIBLIOTHEQUES REGIONALES.

Elles doivent être destinées spécialement aux dirigeants et propagandistes fédéraux et être constituées en conséquence.

Les fédérations organisent progressivement une bibliothèque technique se rapportant surtout aux industries les plus répandues dans la région. Les livres techniques sont chers et beaucoup de sections sont incapables de les acquérir.

Ce service fédéral sera très apprécié par les bons jocistes qui veulent se perfectionner dans leur profession et acquérir des connaissances techniques générales, même s’ils suivent des cours professionnels.

Les Secrétariats régionaux pourront s’abonner en outre à l’une ou l’autre revue religieuse ou sociale. Toutes les collections seront conservées avec soin et certaines d’entr’elles reliées chaque année.

BIBLIOTHEQUE CENTRALE.

Le Secrétariat Général possède une bibliothèque qui depuis le début ne cesse de s’enrichir. Elle contiendra de plus en plus tous les ouvrages, toutes les publications qui peuvent servir à l’étude et à la réalisation du programme jociste.

ADMINISTRATION DES BIBLIOTHEQUES.

Toute bibliothèque jociste, pour rendre vraiment service et ne pas être dilapidée très rapidement, doit être administrée avec soin.

Il faut un meuble convenable, fermant à clef. Tous les ouvrages doivent être inscrits dans un registre d’inventaire, puis classés sur les rayons en les subdivisant en catégories suivant le nombre de livres que l’on possède et la place dont on dispose.

Chaque livre doit avoir une fiche de lecture (2) qui se trouve dans le volume. Le bibliothécaire la retire quand le livre sort et y inscrit le nom de l’emprunteur et la date de sortie. Les fiches de livres sortis sont classés dans un fichier par ordre alphabétique d’auteur.

Chaque mois le bibliothécaire consulte ce fichier et envoie un rappel (3) à ceux qui négligent de rendre leurs livres dans un délai en rapport avec l’importance de l’ouvrage prêté.

Pour les bibliothèques importantes, un fichier des matières contenues dans les livres, les revues et les dossiers doit être constitué.

L’achat de nouveaux livres doit être réglé par le Comité suivant les besoins des membres et les sujets à l’ordre du jour du mouvement.

Il faudra tenir compte aussi, hélas! du budget; mais que nos comités soient aussi larges que possible dans ce domaine. Il y a tant d’autres dépenses qui rapportent moins pour la J. O. C. Pourquoi reculer devant les initiatives et les démarches nécessaires à la constitution d’un budget spécial pour nos bibliothèques jocistes?

Toutes les commandes de nouveaux livres doivent être transmises au Service Central de Librairie du S. G.

Le rôle de bibliothécaire doit être considéré partout comme une fonction importante au sein des comités. Le dirigeant chargé de ce service n’est pas un simple fonctionnaire; il doit être un véritable éducateur qui encourage, conseille, dirige ses camarades dans leurs efforts personnels de formation intégrale.

§ 2. – Editions et Librairie.

Le budget « librairie » de l’ensemble du mouvement va croissant avec le développement de nos publications et de nos bibliothèques et le nombre toujours plus grand de militants jocistes qui achètent pour leur usage des ouvrages de formation et de propagande.

La centralisation des commandes au Service Central de librairie du S. G. présente un énorme avantage, à la fois matériel et moral, pour l’ensemble du mouvement.

Notre service Central de librairie peut faire face à toutes les demandes, aux meilleures conditions de prix et de célérité; dans la mesure ou tous les jocistes, toutes les sections, toutes les fédérations lui réservent exclusivement leurs commandes; non seulement pour les Editions Jocistes, mais pour tous ouvrages de librairie, belge ou étrangère.

Les sections, mais surtout les fédérations doivent prendre de plus en plus l’initiative de stands de librairie, à l’occasion de leurs réunions, journées d’études, récollections, congrès, manifestations, fêtes, etc.

Aucune occasion ne peut être négligée de mettre entre les mains des jocistes et du public nos publications. Sans doute, mais aussi tous les livres. brochures et affiches capables de répandre la vérité et d’éveiller pour le bien des énergies nouvelles.

Un département spécial de Service central de Librairie est consacré aux missels. Ceux-ci sont fournis avec des remises fort intéressantes.

§ 3. – Pour la Bonne Chanson.

TEXTES DE CHANSONS.

Le succès même que ce service a rencontré est une preuve de son utilité.

La chanson, la belle et bonne chanson est un outil d’éducation et de propagande de premier ordre dans la masse.

Nos jocistes doivent apprendre à chanter à leurs réunions, pendant leurs excursions, en route vers le travail, pendant les repos, en famille.

Le Secrétariat Général met à leur disposition des chansonniers, des chansons isolées et des monologues choisis dans tous les genres et dont le catalogue est envoyé gratuitement sur demande.

Les Secrétariats régionaux possèdent des dépôts de ces chansons et les mettent en vente à l’occasion des réunions fédérales.

DISQUES PHONOGRAPHIQUES.

Le Service Central d’Education édite et vend des disques de phono souples et par conséquent incassables (4). Des appareils sont également mis en vente à des conditions très avantageuses.

Des discothèques se constituent dans tous les Secrétariats Régionaux; les Sections pourront s’en servir.

§ 4. – Pour les Bonnes Projections.

PROJECTIONS FIXES.

Notre Service Central d’Education a adopté le nouveau procédé de projection fixe sur films qui remplace avec d’énormes avantages les plaques, les cartes, etc.

Le Service Central d’Education a des centaines. d’appareils et des milliers de films en service travers tout le pays et à l’étranger.

Dans tous les domaines du programme jociste, pour toutes les industries, sur tous les sujets re- ligieux, sociaux, artistiques, scientifiques, géographiques et historiques, des séries de vues existent et se complètent continuellement par des éditions nouvelles. Certains films sont accompagnés du texte complet de la conférence.

Les notices concernant les appareils de projection et le catalogue complet des films sont envoyés gratuitement.

Les Secrétariats régionaux de J. O. C. ont tous un ou plusieurs appareils et une collection de films à l’usage de leurs sections. Il suffit de faire d’avance la démarche pour obtenir une conférence et si c’est nécessaire un conférencier.

FILMS CINEMATOGRAPHIQUES.

Le Service Central d’Education renseigne sur les films documentaires et de propagande existant en Belgique et à l’étranger. Il se charge de fournir à leur sujet tous renseignements et de faire les démarches pour l’usage de ces films.

Progressivement le Service Central d’Education possèdera des séries de films et en assurera lui-même la distribution et la location.

Le S. C. E. est documenté également au sujet des appareils de ciné et fournit avantageusement les appareil des principales marques.

Notes

(1) Editions Jocistes No 9, Prix 5 frs.

(2) Demandez ces fiches au S. G.

(3) Demandez ces cartes de rappel au S. G.

(4) Catalogues et prospectus gratuits sur demande au S. G.

VI.3 – Ch. 3 – Fêtes et soirées récréatives

CHAPITRE TROISIEME

Service des loisirs et des sports.

§ 1. – Fêtes et Soirées Récréatives.

La vie de nos sections doit comporter d’autres réunions que les C. E., assemblées générales, séances de comité. Il faut les réunions de distraction, de camaraderie, de joie, de plaisir.

Il faut des réunions de ce genre pour les jocistes; il en faut aussi pour toutes les familles, pour tous les jeunes travailleurs.

Les anniversaires de section, les renouvellements de comité, les Veillées du Travail, les départs de soldats, les grandes fêtes religieuses, les fiançailles jocistes, les mariages jocistes, les fêtes de directeurs-prêtres, les kermesses et fêtes publiques, etc..; toutes ces circonstances doivent être l’occasion de réunions et de manifestations qui ressèrent les liens d’amitié des jocistes entre eux et satisfassent leur besoin très légitime de distraction et de joie.

Les comités doivent préparer ces réunions avec soin. Sans rien enlever à l’expression spontanée et sincère des sentiments, il faut éviter l’effet lamentable de réunions ou de manifestations où rien n’est prévu ni préparé et qui en perdent à la fois leur charme et leur valeur éducative.

La responsabilité du comité est plus grande encore quand il s’agit de fêtes publiques.

L’utilité de ces fêtes est incontestable; elles font connaître et estimer la J. O. C., entraînent la collaboration plus effective des parents et du public en général à notre activité; elles compromettent les jocistes pour leur mouvement, les rendent plus fiers et plus francs.

Le nombre, le programme, l’organisation de ces fêtes doivent être étudiés à fond en comité.

Il faut tenir compte de ce qui se fait à la paroisse dans ce domaine par d’autres groupes.

Le danger des dramatiques est incontestable. En fait et dans l’ensemble, elles sont souvent des écoles de vanité, de légèreté, d’hypocrisie; elles accaparent un temps considérable au détriment d’activités ou de réunions plus importantes; occasionnent des jalousies et des dissensions entre les œuvres et entre leurs membres.

Quand une section peut faire appel à une bonne dramatique existant dans la paroisse ou en dehors, pour une partie au moins du programme, c’est une erreur de n’y pas avoir recours.

Si la section doit assurer elle-même le programme en tout ou en partie, que les tâches et les rôles soient distribués de telle sorte à ne compromettre, ni même à ralentir, aucun autre service ou réunion. La dramatique ne doit jamais devenir un service permanent dans une section mais rester une activité occasionnelle, à laquelle on consacre le minimum indispensable de temps, d’efforts et…. d’argent.

Le programme de nos fêtes publiques doit se distinguer des séances dramatiques habituelles de nos œuvres par un vrai caractère jociste. Elles doivent servir l’éducation jociste et favoriser la propagande jociste.

Le choix des pièces et des intermèdes doit vouloir relever, éduquer, instruire, sans pourtant sacrifier l’attrait et le plaisir.

Chaque fête doit comporter une petite causerie jociste pour faire connaître le mouvement ou assurer le succès d’une campagne ou d’une initiation nouvelle.

Toutes les fêtes et manifestations publiques doivent être mises à profit pour la diffusion de nos publications jocistes, spécialement du journal.

Le succès des fêtes publiques organisées par la J. O. C. doit être garanti par une propagande méthodique.

Des affiches imprimées ou dessinées par un jociste sont collées partout en bonne place (1). La vente éventuelle des cartes est organisée avec soin et combinée avec la vente du journal et les visites à domicile. 25 p. c. du bénéfice des fêtes payantes doit être versé au Fonds National de Propagande. La salle doit être organisée le plus confortablement possible. Pendant la séance et surtout pendant les entr’actes, un bon service de commissaires doit assurer la bonne tenue morale de la salle et éviter tous les abus qui pourraient compromettre le prestige et la réputation de la J. O.C.

§ 2. – Excursions, Visites, Voyages.

La J. O. C. doit fournir à ses membres tous les moyens posibles de formation, d’éducation, de perfectionnement. Les visites, les excursions, les voyages sont un moyen d’une efficacité incontestable.

La J. O. C. doit prendre place hardiment dans le vaste mouvement de vulgarisation artistique. scientifique, industrielle. Les usines intéressantes, les expositions de toutes sortes, les musées, les beaux sites du pays et de l’étranger, doivent être de plus en plus visités par nos jocistes.

Ces déplacements bien préparés, bien organisés, bien dirigés, constituent en été une cure de soleil et de grand air dont tant de nos jeunes ouvriers et employés ont besoin pour réagir contre l’atmosphère déprimante du travail.

Ces déplacements n’en sont pas moins une cure morale de joie saine, d’amitié féconde, de confiance et d’optimisme.

On objecte parfois que ces déplacements éloignent les jeunes de la paroisse et des oeuvres les dimanches et les jours de fêtse.

Pour la masse des jeunes travailleurs la question ne se pose pas. Ils se déplacent tous les dimanches ou presque et nos enquêtes ont révélé dans quelles circonstances et dans quel but.

Il serait absurde de vouloir, pendant toute la belle saison, confiner nos jocistes dans les locaux de nos œuvres paroissiales. Ils y seraient radicaleament isolés de la masse des jeunes travailleurs qu’ils sont appelés à conquérir, à encadrer, à guider.

Quant à la participation aux offices religieux et spécialement à la Ste. Messe, ces déplacements organisés par la J. O. C. n’y sont pas un obstacle, tout au contraire! Les jeunes travailleurs qui trouvent maintenant dans leurs déplacements de dimanche un prétexte fréquent pour manquer la messe. y assisteraient en groupe avant le départ. Les excursions et les voyages se sont introduits de plus en plus, dans tous les pays, comme un des principaux moyens d’éducation de la jeunesse.

Ces déplacements néanmoins peuvent être l’occasion de graves abus quand ils sont mal préparés et laissés sans direction.

Nos sections ont à tenir compte de ce danger et à veiller toujours à la parfaite organisation de semblables réunions.

Les dates doivent être fixées bien d’avance et en tenant compte du calendrier national, régional et local de la J. O. C., des fêtes religieuses de la paroisse, des grandes manifestations auxquelles les Jocistes doivent prendre part.

Le but de l’itinéraire est fixé après avoir demandé tous les renseignements nécessaires. Rien ne peut être laissé à l’imprévu, les moyens de transport, les réductions de prix à obtenir, les repas, les haltes, les permis de visite éventuelle, le montant des frais de participation, etc.

Une sérieuse direction et une discipline, fraternelle mais stricte, sont indispensables.

Quand le groupe est nombreux on le subdivise en sections de 10 environ, avec un chef responsable.

Ceux qui dirigent doivent connaître tous les détails intéressants du trajet effectué.

Pour les sujets spéciaux on recherche la collaboration de spécialistes. Pour être utile, toute visite doit être guidée par quelqu’un de compétent. C’est à ceux qui dirigent aussi à faire régner le bon esprit.

Pas de bandes à part, pas de continuels mécontents, pas de cris, de chants, d’attitudes débraillées… De la joie, de l’entrain, mais aussi de l’ordre et de la tenue.

Pour augmenter l’intérêt et assurer la bonne réussite de ces déplacements, il faut en parler avant et après, aux réunions du C. E. et aux Assemblées générales.

Les fédérations régionales doivent se préoccuper également des déplacements de leurs sections, les conseiller, les aider, faire pour elles certaines démarches.

Parfois la fédération peut prendre elle-même l’initiative de certaines visites et en assurer l’organisation d’accord avec ses sections.

Le Service Central d’Education du Secrétariat Général se préoccupe de plus en plus de la question des voyages et des visites.

Il renseigne et documente, suggère des initiatives à prendre et organisera lui-même des voyages d’études en Belgique et à l’étranger.

§ 3. – Education physique, Sports, Athlétisme. 

Le problème de l’éducation physique et des sports ne s’est pas posé pendant les premières années du développement de la J. O. C. Elle ne groupait alors qu’une élite fort restreinte peu préoccupée de ce genre d’activité.

Mais le nombre de ses membres s’accroît et elle masse des entame la conquête effective de la jeunes travailleurs. Ses cadres s’élargissent et se complètent. Elle doit, sous peine d’échec, s’intéresser à l’éducation physique des jeunes travailleurs et spécialement aux sports.

Au point de vue hygiénique c’est un remède contre les déformations, les maladies, les intoxications professionnelles; un moyen de développement physique, de robustesse, d’endurance et de résistance aux maladies et spécialement la tuberculose.

Au point de vue moral c’est une partie de la solution de la grosse question des loisirs, spécialement ceux du dimanche.

Le danger des sports, c’est l’accaparement irrésistible de la masse des jeune stravailleurs par le sport officiel, soi-disant neutre, où la techni-

que et la force, la compétition et l’esprit « match » priment tout.

Ce sport d’ailleurs devient de plus en plus un monstrueux commerce. Excitée par une publicité formidable, la masse des soi-disants « sportifs » ne fait qu’apporter son admiration béate, sauvage et tapageuse à quelques « as » du terrain, de la piste ou du ring, esclaves à leur tour des grandes entreprises sportives et de la presse.

L’expérience montre que l’engouement sportif des spectateurs comme des pratiquants éclipse rapidement toute autre préoccupation, même celle de la famille, du métier, de la religion.

La solution positive, qui n’est pas exempte de difficultés, mais la plus rationnelle et la plus sûre, c’est le sport organisé dans la J.O.C., par elle, suivant les règles de la science et du bon sens: sous la direction de sportifs « jocistes avant tout », dans l’esprit, la discipline et le cadre général du mouvement.

Au début surtout il faut agir avec prudence. La création d’une section sportive quelconque dans une section locale doit répondre à un besoin, être étudiée en comité et soumise à la fédération régionale.

Toutes les garanties doivent être assurées pour que l’activité sportive se déploie conformément aux directives et aux règlements Jocistes en cette matière (2).

Cette activité est dirigée et contrôlée minutieu sement par les « Commissions sportives régionales» et par la « Commission centrale ».

§ 4. – Les Vacances Jocistes.

Le mouvement en faveur des vacances ouvrières est destiné sans aucun doute au succès et à des réalisations toujours plus larges.

La J. O. C. veut accélérer ces réalisations en faveur des jeunes travailleurs pour qui les vacances sont à la fois plus justifiables et plus faciles à réaliser.

Mais si les vacances des jeunes sont de simples congés passés à des bricolages domestiques ou à des randonnées sans but, le résultat est manqué.

Le Service des Vacances de la J. O. C. doit permettre aux jeunes travailleurs qui ont déjà des vacances, à ceux qui de plus en plus en obtiendront, de les passer dans les conditions physiques et morales les meilleures possibles.

En attendant que la J. O. C. ait ses homes de vacances dans les sites les plus beaux et les plus sains de notre pays, le S. G. organise chaque été des séjours de vacances à ces mêmes endroits, dans des propriétés louées ou mises à sa disposition.

Les détails pratiques sont annoncés longtemps d’avance au journal et au B. D. Des cagnottes doivent être organisées dans ce but par les sections.

Notes

(1) Le Service Central d’Education édite des passe-partout artistiques en litho pour ces fêtes jocistes. S’a- dresser au S. G.

(2) Voir la « Commission Centrale des Sports ».

VI.3 – Ch. 4 – Services des jocistes-soldats

CHAPITRE QUATRIEME

Service des Jocistes-Soldats

Le service militaire est une étape dans la vie du jeune ouvrier. Comme pour son entrée dans la vie de travail, il a besoin de s’y préparer. Les difficultés n’étant pas moindres à la caserne qu’à l’usine ou au bureau, il a besoin d’y être soutenu et aidé.

§ 1. Le Manuel du Soldat. (1)

La simple énumération des chapitres montre combien il est indispensable aux Jocistes qui partiront bientôt pour la caserne et aux dirigeants de section qui doivent les aider à s’y préparer. 

Chap. I. Ce que dit la loi de milice.

Chap. II. Jociste, prépare-toi.

Chap. III.Les occupations quotidiennes.

Chap. IV. Ta santé et celle des autres.

Chap. V. Ton moral de soldat.

Chap. VI. Ta vie chrétienne.

Chap. VII. Choses à retenir.

Bien avant de passer au Conseil de révision, c’est à dire au début de l’année pendant laquelle un Jociste a 19 ans, le MANUEL DU SOLDAT lui est nécessaire et les dirigeants de sa section doivent penser à le lui procurer.

Le MANUEL n’est pas fait exclusivement à l’usage de nos dirigeants.

Il s’adresse PERSONNELLEMENT à chaque milicien et lui procure, en même temps que tous les renseignements pratiques qu’il peut souhaiter. les idées et les sentiments qu’il doit avoir dès le début de sa vie de soldat. Seul, le Manuel lui dira l’exacte vérité sur la vie à la caserne.

Le Manuel s’adresse à la masse des jeunes travailleurs. Tous ne sont pas disposés, sans doute, à l’appliquer intégralement; ils y trouverent néanmoins des renseignements et des conseils dont la bonne influence sur leur vie de soldat est incontestable.

Le Manuel doit donc être diffusé aussi largement que possible dans les communes, les usines et les bureaux.

§ 2. – Relevés des miliciens jocistes.

Toute action efficace suppose la connaissance des intéressés. Dès le mois d’avril de chaque année, tous les miliciens ont passé au Conseil de révision et savent s’ils sont aptes ou inaptes au service, sursitaires ou ajournés.

Ces renseignements sont rassemblés au moyen de listes spéciales. Deux mois avant le premier appel sous les armes, chaque section, chaque fédération et le Secrétariat Général doivent savoir quels sont les Jocistes de la levée de milice en

Cours.

§ 3. – La préparation au service militaire.

Le Comité de chaque section doit s’inquiéter de la situation militaire de ses membres et pourvoir à l’application éventuelle de certains points de la loi de milice, par exemple: devancement d’appel, sursis, exemption ou libération de service, etc. (voir Manuel du Soldat, chap. ler).

Souvent le choix de l’arme et de la garnison se fait peu judicieusement. Il faut éclairer les miliciens à ce sujet.

Cette préoccupation doit être constante et ne pas se limiter aux quelques semaines qui précèdent l’appel sous les armes. «JOC» et le B. D. rappellent régulièrement les dates importantes.

Dans certaines régions, on organise la préparation physique et technique au service militaire. Cette préparation est très utile et ne prend pas beaucoup de temps. Avant d’engager leurs membres à participer à un groupe semblable, le comité local fera l’enquête sur sa valeur morale.

Peu avant l’appel, un membre du comité ou un ancien soldat doit s’occuper plus spécialement de chaque « partant » et l’aider à mettre ordre à ses affaires, pour que son entrée à la caserne se fasse dans les meilleures conditions matérielles et morales.

Le mois qui précède le départ de chaque milicien, le trésorier doit indiquer son adresse militaire complète sur le talon du relevé de compte (carte mauve). C’est de la plus grande importance, au point de vue du contact immédiat des soldats catholiques à la caserne.

§ 4. – Les réunions de miliciens.

Dans le mois qui précède l’appel des plus gros effectifs ou avant le premier appel (fin juin d’habitude) les fédérations régionales organiseront des journées d’études spéciales pour miliciens, dont le programme sera fixé suivant le temps et les circonstances, d’accord avec le Service central des Jocistes-soldats.

Les sections doivent fêter chaque départ de milicien, même s’il n’y en a qu’un ou s’ils partent à des dates différentes.

Chaque fois, à l’assemblée générale qui précède le départ on a une séance spéciale; le président annonce le départ pour le service militaire et désignera le Jociste chargé, auprès du partant, du rôle de « correspondant ».

Une causerie courte et simple, inspirée du Manuel du Soldat, rappelera d’une manière vivante la conception jociste du service militaire. Faite, si possible par un ancien soldat, répétée sous une forme toujours originale à chaque départ, elle sera, pour les jeunes, une lointaine, presque insensible, mais excellente préparation.

Ces causeries peuvent être illustrées de projections photoscopiques (2).

La réunion doit être très cordiale. Que tous les anciens Jocistes, surtout les anciens soldats, y soient invités. Que l’on y chante. Que l’on offre, en souvenir au partant, un objet utile ou un beau livre.

Il doit y avoir également dans chaque paroisse ou au moins dans chaque doyenné une réunion de tous les miliciens. Les Jocistes doivent évidemment y participer.

Les comités jocistes doivent prendre part à leur organisation et, si c’est nécessaire, en prendre l’initiative.

§ 5. – Retraites pour miliciens.

Ces retraites sont à organiser par les fédérations régionales, d’accord avec le S. G. avant le départ des gros effectifs.

Quand des retraites semblables sont organisées pour tous les miliciens catholiques de la région, le comité régional de la J. O. C. s’entendra avec les organisateurs de ces retraites.

Quand le nombre de miliciens retraitants est trop peu élevé, ils peuvent prendre part à une retraite jociste habituelle proche de leur départ.

§ 6. – Le contact à la caserne.

A l’armée, surtout au début, beaucoup de soldats catholiques se sentent moralement isolés et abandonnés, tout comme nos petits Jocistes, aux premiers jours de leur vie de travail.

Dans cette masse d’hommes, dont ils partagent intimement l’uniforme, les exercices, les corvées, les fatigues, les conversations, toute la vie exté rieure, ils cherchent en vain quelqu’un qui pense et sente comme eux. Il y en a pourtant, dans le groupe qui est arrivé avec eux à la gare, dans leur compagnie, dans leur chambrée; mais tous cachent soigneusement les convictions que hier peut-être ils manifestaient encore fièrement à la réunion de leur groupe de Jeunesse catholique, même à l’usine, à l’atelier, au bureau, en face de camarades d’un autre bord, sans doute, mais qu’ils avaient appris à connaître et qui leur étaient devenus familiers. Cet isolement, dont ils souffrent et qui les entraîne à bien des faiblesses et des lachetés, ils n’ont pas le courage d’en sortir. Parfois même, ils ne sont en retard, ni de vocabulaire grivois, ni de propos déplacés.

L’attitude et la persévérance de nos soldats catholiques, pendant leur service militaire est conditionnée par le contact personnel et vraiment amical entre eux, dans chaque chambrée, chaque compagnie, chaque garnison, chaque caserne. il est même curieux de constater combien, sans ce contact à la caserne, il est presque impossible d’obtenir la présence des soldats catholiques au Cercle Militaire ou à des réunions du C. E. Ils sont pris d’une peur instinctive de sortir de l’anonymat, même vis à vis de leur aumônier et de camarades qu’ils savent catholiques.

Des exemples magnifiques nous parviennent sans cesse de camarades ayant montré fièrement, comme à l’usine, leurs convictions morales et religieuses. Parmi les soldats qui ont essayé d’être apôtres, nous voyons réussir ceux-là qui ont réalisé à la caserne même, et dès le premier jour, un lien avec d’autres miliciens catholiques.

Etablir et maintenir ce contact, suppose des animateurs dans chaque caserne, qui, dès l’arrivée dans la ville de garnison, sur le quai de la gare, en route vers la caserne, dans la cour, les corridors, les chambrées, la cantine, se feront raccolleur, dépistant les porteurs d’insignes, interrogeant ceux qui leur paraissent avoir une «  bonne tête ». 

Les premiers qu’ils trouvent, ils les utiliseront pour découvrir les autres. Ils y mettront de l’entrain, de la gaîté. On se verra souvent en dehors du service, ils s’entr’aideront à toute occasion.

Cet esprit et ce contact entre tous les miliciens catholiques, jocistes et autres, sont la condition première de toute influence catholique sérieuse à la caserne.

Pendant les séjours aux camps, un effort spécial doit être fait pour maintenir le contact et assurer l’influence morale et religieuse des jocistes.

§ 7. – Le Cercle d’Etudes militaire.

Le Cercle militaire de la garnison doit être le rendez-vous habituel de nos soldats. Ils y constitueront un cercle d’études jociste sous la direction de l’aumônier militaire; et, si possible à l’aide d’un dirigeant jociste de la Fédération où se trouve la garnison.

L’expérience a montré qu’un tel C. E. n’est viable que s’il est intimement lié à la vie au sein des casernes. Les soldats, même les meilleurs, n’y viennent pas et surtout n’y restent pas fidèles, s’ils ne sont pas unis à la caserne et au dehors et s’ils n’exercent autour d’eux aucune influence réelle.

On peut appliquer, en les adaptant aux circonstances, toutes les directives données par ailleurs pour les C. E. jocistes.

Le travail aux séances doit s’inspirer des méthodes jocistes, utiliser les enquêtes, choisir des sujets concrets, ceux du Manuel du Soldat et du B. D. Ces dernièrs trouveront toujours une application directe ou indirecte à la vie militaire.

Il faut beaucoup de souplesse et d’initiative pour s’adapter aux circonstances inévitables de la vie militaire heures de liberté, absences forcées et parfois imprévues de certains membres à cause du service, absence accidentelle de l’aumônier, difficultés de local, etc.

Les membres du C. E. doivent se grouper autour de l’aumônier, se faire ses collaborateurs pour la prospérité du cercle militaire et pour toutes les tâches auxquelles il les invitera.

§ 8. – L’Action Jociste.

Tous nos efforts doivent tendre vers la fidélité de nos miliciens à l’esprit jociste : sincérité, franchise, cran, bonté, piété…

A la caserne, un soldat peut adopter, au point de vue moral et religieux, la conduite et l’attitude personnelles correspondant à ses convictions, dont les règlement lui garantissent le respect, tant de la part de ses camarades que de la part de ses chefs.

L’attitude de nos soldats doit toujours se maintenir dans le cadre des règlements et de la discipline et ne jamais prêter à des critiques justifiées de la part des autorités militaires.

Les sections doivent rester en contact personnel et constant avec leurs soldats: percevoir leurs cotisations, les inviter aux réunions auxquelles ils pourraient prendre part.

Les Jocistes peuvent continuer à assister, pendant leur service militaire, aux congrès, semaines d’études, assemblées et réunions de J. O. C. et d’A.C.J.B. Ils s’abstiendront seulement de se mêler aux cortèges et manifestations sur la voie publique, sauf évidemment aux processions, auxquelles ils doivent être fiers de prendre part. L’attitude du Jociste à la caserne est développée assez longuement dans le MANUEL DU SOLDAT, pour nous permettre de ne pas y revenir ici.

Notes

(1) Ed. Jocistes N° 7, Prix 4,50 frs.

Il existe une édition spéciale s’adressant à tous les soldats et futurs soldats – N° 7 bis. L’exemp. 4.50 fr.

(2) Voir films spéciaux au S. G.

Secrétariats

ANNEXES

Secrétariats Régionaux de J. O. C.

FEDERATION D’ATH:

rue Gérard Dubois, 28. ATH. Compte chèques postaux No 2725.86.

FEDERATION DE BEAUMONT-CHIMAY : Monsieur l’Abbé Jérôme Lonfils, Directeur des O.S., SAUTIN.

:

Compte ch. postaux No 2305.59 (E. Dardenne). 

FEDERATION DU BRABANT-WALLON Rue Ste-Anne, 12, NIVELLES Compte chèques postaux N°2113.06. 

FEDERATION DE BRUXELLES :

19, rue St-Christophe, BRUXELLES Compte chèques postaux No 1813.02. Téléphone N°207.97.

FEDERATION DU CENTRE :

rue Waucquez, 7, LA LOUVIERE. Compte chèques postaux No 2309.00.

Téléphone No 1388.

FEDERATION DE CHARLEROI :

Grand’rue, 211, CHARLEROI

Compte chèques postaux No 271.06 (J. Vandewalle). Téléphone No 5451.

FEDERATION DE HUY :

rue des Sœurs Grises, 22, HUY. Compte chèques postaux No 2201.26. Téléphone No 133.

FEDERATION DE LIEGE :

rue St-Gilles, 29, LIEGE. Compte chèques postaux No 1041.58. Téléphone N°111.24.

FEDERATION DE LUXEMBOURG : rue des Déportés, 101, ARLON. Compte chèques postaux No 1230.87. Téléphone No 185.

FEDERATION DE MONS:

rue de l’Industrie, 6, PATURAGES Compte chèques postaux No 2796.51 Téléphone No L. B. 471.

FEDERATION DE MOUSCRON : rue St Pierre, 52, MOUSCRON.

FEDERATION DE NAMUR (provinciale) : place de l’llon, 21, NAMUR. Compte chèques postaux N°1532.85. Téléphone No 403.

FEDERATION DE TOURNAI :

réduit des Dominicains, 9, TOURNAI. Compte chèques postaux N° 2111.54-

Téléphone No 567.

FEDERATION DE VERVIERS:

Place des Récollets, 138, VERVIERS. Compte chèques postaux No 1985-54- Téléphone No 4.049

FEDERATION DE WAREMME :

rue de Huy, 17, WAREMME.

Compte chèques postaux No 127.11 (J. Sacré). Téléphone No 99.

SOUS-FEDERATION DE WARNETON :

Monsieur l’Abbé Louis Mullier, Vicaire à WARNETON.

Secrétariats Régionaux de K. A. J.

ANTWERPEN :

Nationalestraat, 109, ANTWERPEN.

MECHELEN :

Onder den Toren, 5, MECHELEN

TURNHOUT :

St. Antoniusstraat, 14, TURNHOUT.

LIMBURG :

Tramstraat, 6, HASSELT.

LEUVEN :

Vaarstraat, 3, LEUVEN.

BRUSSEL :

St. Kristoffelstraat, 19, BRUSSEL.

GENT :

Baudeloostraat, 43, GENT.

AUDENAERDE EN GEERAERSBERGEN :

Baudeloostraat, 43, GENT.

St. NIKLAAS :

Gildenhuis, Nieuwstraat, St. NIKLAAS.

DENDERMONDE :

P. De Bruyn, Gildenhuis, ZELE.

AALST :

M. De Saedeleer, Maanstraat, 4, AALST.

BRUGGE:

Oudenburgstraat, 19, BRUGGE.

KORTRIJK :

Wijngaardstraat, 68, KORTRIJK :

ROUSSELAERE :

Kattenstraat, 91, ROUSSELAERE.

YPER :

St. Jacobsstraat, 30, YPER.

OOSTENDE :

E. H. Dejonghe, Stuiverstraat, 108, OOSTENDE.

Secrétariats Régionaux de J. O. C. F.

BRUXELLES :

rue des Eperonniers, 44. Téléphone No 206.57.

MONS :

rue d’Havré, 67. Téléphone No 1913.

LIEGE :

rue de l’Université, 37. Téléphone No 5599-

NAMUR :

Place Lilon, 27. Téléphone No 403. 

NIVELLES :

Place St. Paul, 3. Téléphone N° 62. 

VERVIERS:

rue du Collège, 7. Téléphone No. 2247. 

ARLON :

rue de Luxembourg, Téléphone No 185.

HUY :

rue des Sœurs Grises, 22. Téléphone No 133-

LA LOUVIERE : rue Waucquez, 7. Téléphone No 1388. 

CHARLEROI :

Grand’rue, 183. Téléphone No 1317. 

ATH :

Boulevard du Château, 7. 

TOURNAI :

rue St. Martin, 51.

MOUSCRON :

rue des Villas, 33. 

WAREMME :

rue de Huy, 17.

Secrétariats Régionaux de la V.K.A.J.

AALST:

St. Jorisstraat, 26. Telefoon Nr. 261.

AUDENAERDE :

Burg, 2.

Telefoon Nr. 149.

ANTWERPEN : Coppenolstraat, 5.

Telefoon Nr. 295.85.

BRUGGE:

Nieuwstraat, 5.

Telefoon Nr. 488.12.

BRUSSEL :

Spoormakersstraat, 44.

Telefoon Nr. 110.49 206.57.

DENDERMONDE :

Bogaerdstraat, 24.

Telefoon Nr. 326.

GEERAARDSBERGEN :

Denderstraat, 35.

Telefoon Nr. 77.

GENT :

Holstraat, 65.

Telefoon Nr. 114.28.

KORTRIJK :

Wijngaerdstraat, 68.

Telefoon Nr. 930.

LEUVEN :

Vaartstraat, 68.

Telefoon Nr. 197.

LIMBURG :

Bonnefantestraat, 12, HASSELT.

MECHELEN : Onder den Toren, 5. Telefoon Nr. 345.

OOSTENDE :

Stockholmstraat, 3. Telefoon Nr. 541. 

ROESSELAERE : Kattenstraat, 91. Telefoon Nr. 623. 

ST. NIKLAAS : Nieuwstraat, 20. Telefoon Nr. 147.

THIELT

Volkshuis, Kortrijkstraat. Telefoon Nr. 54

TURNHOUT :

St. Antoniusstraat, 14. Telefoon Nr. 159.

YPER:

St. Jacobsstraat, 30. Telefoon Nr. 376.

Chants

Chant Jociste

I.

Debout! l’appel du Christ résonne; 

Jociste, Il vient nous convier. 

Debout, et que chacun se donne 

Joyeux, au Divin Ouvrier.

REFRAIN:

Forts de nos droits, soyons vaillants,

Fiers, purs, joyeux et conquérants.

Serrons les rangs! Hardi! serrons les rangs! 

Jocistes, en avant!

2.

Dans notre vieille Wallonie, 

Dans notre sol, il a planté

Sa haute et lourde croix rougie 

Qu’enlace un jeune épi de blé.

3.

Le blé de foi et d’espérance 

Etreint la croix, geste d’amour; 

L’apôtre embrasse la souffrance : 

Sachons lutter à notre tour.

4.

Allons, les gas de Sambre et Meuse,

Peinant gaiement au laminoir,

Forgeurs de Liége glorieuse,

Carriers, mineurs du pays noir.

5.

Nour referons chrétiens nos frères; 

Par Jésus-Christ, nous le pourrons. 

Nos âmes deviendront plus claires 

Que les glaces que nous coulons.

6.

Les flammes rouges et brûlantes 

Qu’il fait flamber dans tous les cœurs 

Jailliront chaudes, éclatantes, 

Mieux que du charbon des mineurs..

7.

Comme un acier, nos caractères 

Pour les combats seront trempés. 

Et résistants comme les pierres 

Que nous extrayons des rochers.

8.

Respect aux jeunes ouvrières; 

Osons protéger sans détour

Nos sœurs vaillantes, chastes, fières; 

Ne profanons jamais l’amour.

Jociste, où vas-tu ?

1.

Sous le froid baiser du matin, 

Tandis que tout sommeille encore, 

Où vas-tu jetant au chemin 

Les échos de ton pas sonore? Je vais à Jésus, mon ami, 

Près de Lui chercher la lumière, 

Réveiller mon cœur endormi : 

Je vais à la prière.

2.

Le regard clair, le front serein, 

Plein de vigueur et de jeunesse, 

Dis-moi, jociste plein d’entrain, 

Quel est l’Idéal qui te presse?

Je vais combattre dans les rangs 

Du peuple chrétien qui travaille. 

Pour rendre mes frères plus grands 

Je vais à la bataille.

3.

Après un jour de dur labeur 

Quand la nuit étend sa grande aile, 

Où vas-tu donc, gai travailleur, 

Fuyant le repos qui t’appelle?

Je vais rejoindre nos amis, 

L’esprit joyeux, le cœur en fête, 

Pour tenir ce que j’ai promis 

Je vais à la conquête.

4.

Jociste ardent qui sais porter 

Si fièrement ton noble insigne; 

Où vas-tu donc sans t’arrêter, 

De qui reçois-tu ta consigne? 

Je vais avec la J. O. C. 

Annoncer le rêve de gloire

Dont l’amour du Christ m’a bercé : 

Je vais à la victoire.

Chant de la J. O. C. F. 

1.

Debout, l’appel du Christ résonne, 

Jociste, il vient nous convier, 

Debout, et que chacun se donne, 

Joyeux, au Divin Ouvrier.

REFRAIN:

Debout! Luttons, le cœur vaillant,

Fier, pur, joyeux et conquérant. 

Serrons les rangs. 

Hardi! Serrons les rangs. 

Jocistes en avant!

2.

Dans notre vieille Wallonie, 

Dans notre sol Il a planté

Sa haute et lourde croix rougie, 

Qu’enlace un jeune épi de blé.

3.

Le blé de Foi et d’Espérance 

Etreint la croix, geste d’amour, 

L’apôtre embrasse la souffrance, 

Sachons lutter à notre tour.

4.

La tâche est belle, mais austère. 

Luttons sans trève, sans faiblir. 

La jeunesse ouvrière entière 

Au Christ il faut la conquérir.

5.

Nous lui rendrons la foi chrétienne, 

Par Jésus-Christ nous le pourrons, 

L’âme, plus blanche que la laine 

Qu’en nos usines nous filons.

6.

Qu’en nos cœurs vibre l’allégresse 

Des navettes sur le métier,

Des dactylos aux mains d’adresse, 

Qui font crépiter le clavier.

7.

Et retenons la patience

De la modiste au geste adroit, 

Dont la fine aiguille en silence, 

Rapide, glisse sous les doigts.

8.

Dans nos foyers, la vie honnête, 

A l’ombre du Christ fleurira; 

Et comme en avril l’alouette, 

La bonne humeur y chantera.

Kajotterslied

1.

Harop! Kajotters onvervaard,

De jonge werkers saamgeschaard 

Tot welzijn van den werkersstand, 

Tot heil van Kerk en Vlaanderland!

REFREIN.

Harop! Kajotters fier en vrij 

Den strijd gestreden zij aan zij. 

Kajotters, op! voor God en Kerk! 

Door eigen Werk sterk.

2.

Geen zure kniezers willen wij. 

Wij doen ons plicht en zingen blij, 

En bouwen grootsch de toekomst op 

In recht en liefde, ‘t kruis in top.

3.

Wij kiezen Kristus tot ons’ Vorst.

Zijn teeken prijkt op onze borst.

Hij was op aard’ een werkerszoon

Hij heersch op ‘t werk en in ons woon.

4.

Viel ‘t zware dokwerk ons ten deel 

Of ‘t rustig leven op ‘t bureel, 

Eenzelfde vlag en ideaal,

Geleiden ons ter zegepraal.

5.

Wij bakken steen en schaven hout, 

Wij klimmen op de stelling stout, 

We leiden licht langs straat en huis 

En, boven alles, rechten ‘t kruis.

6.

Wij smeden onze ziel tot staal 

Bij ‘t bonken op het ruw metaal, 

Of slijpen haar tot diamant, 

Die straalt in Gods genadebrand.

7.

Wat spinners spinnen in hun gouw 

Gij, wevers, weeft het op ‘t getouw; 

Spint voort, weeft saam de werkersjeugd 

Uit Vlaamsche kracht en kristen deugd.

8.

Ten strijd gereed staat Limburgs gouw. 

Het zwarte land blijft Kristus trouw 

Want onze jonge-werkersbond 

Bloeit welig in den heidegrond.

9.

We willen staan in reinheid sterk, 

Naast onze zusters bij het werk. 

En stichten eens in reine min 

Een Vlaamsch en Kristen huisgezin. 

10.

Wij brengen weer de werkersjeugd 

Tot Kristus ‘Kerk, tot eer en deugd. 

Dit zweren wij, God hoor ons’ eed! 

Kajotters op, ten kamp gereed! 

11.

Zoo gaan wij langs de levensbaan 

Met kruis en leeuw op onze vaan. 

Hoog klinke ons werkerslied en luid. 

God zendt ons ter verovring uit!

Chant de la V. K. A. J.

1.

Harop! Zoo zingen we ons ten strijde! 

Voor Christus’rijk, in Christus’Naam:

In durvend-fier geloofsbelijden 

Wij, Lentemeisjes, allen saam.

REFREIN

Harop! Harop! En hand in hand, 

Gerukt door stad en dorp en land, 

Het glanzend Christi-Kruis in top. 

Door eendracht strek, voorop!

2.

Wij jagen door de radde spoelen 

den draad: een blije lust om zien, 

Of tokken op de harde toetsen

als dactylo op ‘t schrijfmachien.

3.

Wij hooren ‘t dreunende gedaver 

der krachtmotoren op ‘t fabriek:

en werken daar ook flink 

en vreugdig, 

op ‘t rythme van dit ruw muziek.

4.

We staan flink achter toog 

en lade van winkel of van magazijn,

En zingen dan met jublend harte : 

Elk werk moet onze vreugde zijn!

5.

Zoo blijven we allen aan den arbeid

‘t Zij naaister, dactylo, modist,

‘t Zij op ‘t fabriek, ‘t zij in den winkel. 

Eenieder, in zijn vak artist.